le blog de papakarlos

un blog sur ce qui fait que je suis moi

18 décembre 2006

mamadou avait mal au dents - les momes du ce2

mamadouu aie aie aiee

mamadou avait mal au dents
sa maman lui dit mon doudou
lave tes dents un peu plus souvent
les caries t'aura plu du tout

mamadou mange du dentifrice
sur une tartine de pain d'epice
et quel delice humm (bis)

mamadou avait mal au ch'veux
son papa lui dit mon petit vieux
trempe la tete dans l'eau de ce trou
et des poux t'aura plu du tout

mamadou avec du savon
fait des bulles et puis des bonbons
et quel delice hum(bis)

mamadou avait mal au pied
sa grande soeur lui dit mon p'ti gars
pour danser il faut te chausser
mal de pied comme ca s'en ira

mamadou achete des chaussure
et les sires a la confitures
et quel delice humm (bis)

mamadou avait mal au dents
sa maman lui dit mon doudou
lave tes dents un peu plus souvent
les caries t'aura plu du tout

mamadou mange du dentifrice
sur une tartine de pain d'epice
et quel delice humm (bis)

mamadou avait mal au dents (x4)

mamadou avait mal au dos
son grand frere lui dit mon coco
mange un peu moins de bon gateau
et comme ca tu seras moins gros

mamadou n'as plus rien manger
c'est pour ca qu'il s'est envoler
et quel delice humm(bis)

mamadou avait mal au dents (x18)
un fois un deux, deux fois deux quatre, deux fois trois six
pfffffffffffouuuu j'en ai marre ( j'en ai marre )

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14 novembre 2006

Soldat de plomb - abd al malik

Tout maigre dans ma grosse veste qui me servait d’armure,
J’avais du shit dans mes chaussettes et j’fesais dans mon…pantalon,
Soldat de plomb, soldat de plomb,
J’avais juste 12 ans les poches remplient d’argent,
J’avais déjà vu trop de sang,
Soldat de plomb, soldat de plomb,
J’étais adolescent quand j’ai vu le destin prendre un calibre et me descendre…un par un,
Mort par overdose, par arme à feu, par arme blanche, ou par pendaison,
Soldat de plomb, soldat de plomb,
Bien sur qu’un sourire nous aurait fait plaisir, juste un peu d’attention, et peut être ça aurais été autrement,
Nous aurions été des enfants normaux et pas des enfants soldats,
Soldat de plomb, soldat de plomb,
Ca ne pouvait finir qu’en drame quand nous étions dans cette cave et que tout notre escadron s’est mis à sniffer de la came,
Soldat de plomb, soldat de plomb,
Des copines que j’avais connu belle c’était changé en loques humaines à cause de l’héroïne qu’elles c’étaient injecté dans les veines,
Soldatesses fatiguées,
Soldat de plomb, soldat de plomb,
Certains de mes proches, de mes frères, décidèrent de faire sauter la banque à coup de revolver,
5, 10, 15 ans fermes et on ne parle plus que par lettres,
Soldat de plomb, soldat de plomb,
Sous le volant les câbles pendent, il roulait vite pour pas se faire prendre, l’explosion sonna, Boum ! Et il se fit pendre,
Soldat de plomb, soldat de plomb,
Sans oublier les histoires bêtes, un contrôle d’identité on fini une balle dans la tête,
Soldat de plomb, soldat de plomb,
Alors ça fini en émeute, en guerre rangée, CRS casqués contre jeunes en meutes enragées,
Soldat de plomb, soldat de plomb,
Alors aujourd’hui quand j’entend des journalistes me dire que parler de paix et d’amour sa ne sert a rien si ce n’est divertir, j’pense à ces mecs et ces meufs dont l’ultime demeure est sous une croix ou tourné vers la Mecque,
C’est petits mecs et ces petites meufs qu’on considèrera jamais comme des héros ou même comme de simple victimes de guerre, pour moi je n’vous oublie pas et en votre mémoire éternelle, je ferais tout pour faire la paix avec moi-même, et avec les autres aussi,
Pour un monde meilleur, vive la France arc-en-ciel, unie et débarrassé de toutes ses peurs,
Soldat de plomb, soldat de plomb,
Donne moi la main, donne moi la main, donne moi la main, donne moi la main…

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Les Autres - Abd Al Malik

Moi, moi quand j'étais petit, j'avai mal
c'était l'état de mon esprit, je suis né malade
sur l'echelle de Richter de la misère, malade ça vaut bien 6
quelques degrés en dessous de là où c'est gradué "fou"

J'étais voleur et avant d'aller voler, je priais
je demandais à Dieu de ne pas me faire attrapper
je lui demandais que la pêche soit bonne
qu'à la fin de la journée, le liquide déborde de mes poches
bien souvent, j'ai failli me noyer, j'ai été à sec aussi, souvent....
quand je croisais papa, le matin, aller travailler avec sa 102 bleue
en rentrant, le matin, de soirée, j'me disais "c'est un bonhomme mon vieux"
ensuite, j'me faufilais dans mes couvertures et j'dormais toute la journée
le style "Vampire" dormir la journée et rôder une fois le soleil couché
le genre de prédateur à l'envers, le genre qui à la vue d'un poulet meurt de peur
je ne me suis jamais fait prendre, et si j'avais été pris, aux keufs, j'aurais dit....

J'étais beau-parleur et je souriais aux filles en jean's avec de grosses ceintures
celles qui aiment bien l'odeur que degagent les gars
qui ont la reputation d'être des ordures
le genre à jurer sur la vie de sa mère dès qu'il ouvre la bouche
rêve de BMW pour asseoir à la place du mort celle qui couche
dans mon monde, un mec comme moi, c'est le top
j'aurais été une fille, on m'aurait traité de sal....
quand je croisais ma soeur avec ses copines dans le quartier
moi, qui allait en soirée, j'lui disais "rentre à la baraque !, va faire à bouffer !"
ensuite, j'allais rejoindre mes copines, celles qui me faisaient bien délirer
celles qui, comme moi, avaient un pére, une mère
peut-être bien des frères et soeurs qui sait.....
mais moi, du genre beau parleur à l'endroit, sans foi ni loi
mais c'était pas moi le chien, mais....

Et puis du jour au lendemain, j'ai viré prêcheur
promettant des flammes aux pêcheurs et des femmes aux bons adorateurs
comme si Dieu avait besoin de ça pour mériter qu'on l'aime
mais moi, moi pour que les autres m'aiment, moi
moi, j'en ai dit des choses pas belles et j'en ai acceptées aussi
on m'a dit "t'es noir, tu veux te marier avec elle, mais t'es noir...."
les autres y disaient comme ça, qu'elle était trop bien pour moi
donc moi, moi j'faisais de la peine à voir
moi, j'continuais ma parodie, mon escroquerie spirituelle
sauf que, j'me carottais moi-même, j'étais devenu un mensonge sur pattes
qui saoule grave et qui sait même pas ce qu'il dit
qui voit même pas que c'est un malade et qui dit comme ça
tout le dit y dit comme ça....

Et je vous dis monsieur, je vous dis monsieur,
quand je pense à tout ça, je pleure

REFRAIN :

Les autres, les autres, c'est pas moi c'est les autres....

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Adam Et Eve - abd al malik

Adam et Eve ,
Si un navire pour que l'on s'aime
Ne pleurt pas Eve
Ya pas de mal à penser à sa pomme
Adam et Eve , l'idéal, le modéle autour du quel tourne toutes les histoires d'amour
Un arbre au centre depuis la nuit des temps, au commencement était l'amour
Il habite au 5 de la rue Jean Mermoz, elle habite avec ses fréres et soeurs, cité des Aviateurs
Ils se sont rencontrés au cours elémentaire, école Guy Demer 2
Elle avait des yeux au grand coeur, il avait ( il avait )le courage de ces gamins qui ont toujours peur
21 ans il lache sion gun, les histoires de cam et de keufs pour eux deux, pour ces grands yeux heureux
Il l'aime Eve , il l'aime
Elle aussi, mais elle connait ses fréres Eve, mais elle s'en fou elle l'aime quand meme
C'est fou la cité toute cette diversité, pourtant c'est bien la cité mais faut bouger pour devenir grand
Adam il a cogné avec ses coudes et ses poings, il a planté des coups de couteaux dans des reins, il a tiré avec des balles réelles sur des mecs pour rien
Mais Eve il l'a jamais embrassé Eve, il la meme jamais touché Eve il lui a dit a l'ancienne je le ferai quand tu seras mienne

Adam et Eve
Sil un navire pour que l'on s'aime
Ne pleurt pas Eve
Ya pas de mal a penser à sa pomme
Si la terre des hommes part en sucette,Adam te protège
Adam et Eve,
Si un navire pour que l'on s'aime

C'est l'histoire d'Adam et Eve , un gars et une fille qui viennent d'un endroit ou ca craint, mais eux, ils s'aime pour de vrai
Et si ils ont ces prénoms c'est peu etre pas pour rien, ils montent dans ce taxi et le monde se ferme derriére eux
Ils montent dans ce taxi et un autre s'ouvre sous leurs yeux
Dans le coffre, à peine deux sacs ont suffi pour ficeler une vie, pour plier les bouts de tissus de mensonges qui dirait-on les protègeraient en cas de pluie
Il fait nuit, ils sont censé etre endormis, blottis dans les bras tatoués de leurs univers respectifs
Deux alliances comme une paire de mennotes, aux doigts de deux fugitifs pourchasseés par des maitres chiens de la baetise qu'ont au bout de leur laisse haine et rascisme
Eve, elle s'etait imaginé autre chose comme escorte, comme céremonie , mais l'essentiel c'est qu'elle voyait dans ses yeux qu'elle était sa princesse à lui
Ils s'étaient mariés la veille, Adam et Eve, ils se regardérent et éclatèrent de rire, Adam et Eve

Adam et Eve
Si un navire pour que l'on s'aime
Ne pleurt pas Eve
Ya pas de mal penser à sa pomme
Si la terre des hommes part en sucette ,Adam te protège
Adam et Eve
Si un navire pour que l'on s'aime

Adam il s'est fait craché à l'oreille parce qu'il s'est marié avec Eve, il s'est fait piétiné le coeur pour elle, Eve
Ils sont devenus pére et mére, lui et elle
Leur monde c'est pas le jardin d'Eden,mais on supporte tout lorsqu'on s'aime, et franchemaent y a pas à dire ils sont vraiment croques l'un de l'autre
Chaque soir il rentre comme sont pére avant lui et cette usine qui lui casse le dos
Ils ont pas une tune, ils ont trois gosses maintenant, mais ils se kiffent pareils
Bon c'est vrai des fois elle se met à rever d'une autre life mais lui jamais parce qu'il sait que c'est qu'une seule fois qu'un coeur se casse
Le truc d'une autre vie ca a tourné quelques temps dans la tete d'Eve,mais elle quelques fois pleure à des étrangers autour d'elle
Et c'est ca je crois, je crois c'est ca le serpent de notre histoire
Adam et Eve toutes les love story depuis la nuit des temps sont les variantes d'une meme histoire(x2)
Adam et Eve ...

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28 avril 2006

Grand Corps Malade - Sixième sens

La nuit est belle, l’air est chaud et les étoiles nous matent
Pendant qu’on kiffe et qu’on apprécie nos plus belles vacances
La vie est calme, il fait beau, il est 2 heures du mat’
On est quelques sourires à partager notre insouciance
C’est ce moment là, hors du temps, que la réalité a choisi
Pour montrer qu’elle décide et que si elle veut elle nous malmène
Elle a injecté dans nos joies comme une anesthésie
Souviens-toi de ces sourires, ce sera plus jamais les mêmes
Le temps s’est accéléré d’un coup et c’est tout mon futur qui bascule
Les envies, les projets, les souvenirs, dans ma tête y’a trop de pensées qui se bousculent
Le choc n’a duré qu’une seconde mais ses ondes ne laissent personne indifférent
« Votre fils ne marchera plus », voilà ce qu’ils ont dit à mes parents
Alors j’ai découvert de l’intérieur un monde parallèle
Un monde où les gens te regardent avec gêne ou avec compassion
Un monde où être autonome devient un objectif irréel
Un monde qui existait sans que j’y fasse vraiment attention
Ce monde-là vit à son propre rythme et n’a pas les mêmes préoccupations
Les soucis ont une autre échelle et un moment banal peut être une très bonne occupation

Ce monde là respire le même air mais pas tout le temps avec la même facilité
Il porte un nom qui fait peur ou qui dérange : les handicapés
On met du temps à accepter ce mot, c’est lui qui finit par s’imposer
La langue française a choisi ce terme, moi j’ai rien d’autre à proposer
Rappelle-toi juste que c’est pas une insulte, on avance tous sur le même chemin
Et tout le monde crie bien fort qu’un handicapé est d’abord un être humain
Alors pourquoi tant d’embarras face à un mec en fauteuil roulant
Ou face à une aveugle, vas-y tu peux leur parler normalement
C’est pas contagieux pourtant avant de refaire mes premiers pas
Certains savent comme moi qu’y a des regards qu’on oublie pas
C’est peut-être un monde fait de décence, de silence, de résistance
Un équilibre fragile, un oiseau dans l’orage
Une frontière étroite entre souffrance et espérance
Ouvre un peu les yeux, c’est surtout un monde de courage
Quand la faiblesse physique devient une force mentale
Quand c’est le plus vulnérable qui sait où, quand, pourquoi et comment
Quand l’envie de sourire redevient un instinct vital

Quand on comprend que l’énergie ne se lit pas seulement dans le mouvement
Parfois la vie nous teste et met à l’épreuve notre capacité d’adaptation
Les 5 sens des handicapés sont touchés mais c’est un 6ème qui les délivre
Bien au-delà de la volonté, plus fort que tout, sans restriction
Ce 6ème sens qui apparaît, c’est simplement l’envie de vivre.

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Chercheur de phases - grand corps malade

Lui il a traversé tout le pays pour atteindre le Grand Ouest
Equipé d’un vieux fute, d’un gros sac et d’une veste
Il se prend pour un aventurier, à raison ou à tort
Il est parmi tant d’autre un simple chercheur d’or
Il retourne toutes les rivières en secouant son tamis
Il traque la moindre lueur, il en rêve même la nuit
Il soulève chaque caillou pour voir ce qu’il y a en dessous
Il lui arrive même de chercher jusqu’à s’en rendre saoul
Il ausculte tous les grains de sable pour dénicher la pépite
Il sait prendre son temps, ne jamais aller trop vite
Quand il rentres chez lui, je te jure qu’il cherche encore
Ses yeux sont des radars, c’est un vrai chercheur d’or
Ca lui a pris un beau jour en voyant les autres partir
Il s’est dit pourquoi pas moi, je pourrai peut-être m’enrichir
Et puis parcourir le monde avec son sac à dos
C’est peut-être au bout du compte le plus beau des cadeaux
Quand il trouve un peu d’or, pour lui plus rien n’existe
Il ne voit plus, n’entend plus, il est comme un autiste

Alors il en veut plus, il chercherait jusqu’à sa mort
Il est parmi tant d’autre un simple chercheur d’or

Moi j’ai traversé toute la pièce pour atteindre mon petit bureau
Equipé de ma main droite, une feuille et un stylo
Je me prends pour un poète, p’t’être un vrai, p’t’être un naze
Je suis parmi tant d’autres un simple chercheur de phases
Je retourne toutes les phrases en secouant mon esprit
Je traque la moindre rime et j’en rêve même la nuit
Je soulève chaque syllabe pour voir ce qu’il y a en dessous
Il m’arrive même de chercher jusqu’à m’en rendre saoul
J’ausculte tous les mots pour dénicher la bonne terminaison
Je sais prendre mon temps, la patience guide ma raison
Même quand je sors de chez moi, je profite de la moindre occaz
Pour pécho de l’inspiration, j’suis un chercheur de phases
Ca m’a pris petit à petit en voyant les autres écrire
J’me suis dit poser mes textes, ça pourrait me faire plaisir

Et puis trouver le bon mot et le mettre à la bonne place
C’est peut-être ça le plus kiffant, la bonne rime efficace
Quand je trouve une bonne phase, pour moi plus rien n’existe
Je ne vois plus, n’entend plus, je suis comme un autiste
Alors j’en veux plus, je veux qu’on se souvienne de mon blaze
Je suis parmi tant d’autres, un simple chercheur de phases

Son Grand Ouest, c’est mon petit bureau, t’as vu le parallèle frérot
Et si tu pars à Lille, t’es zéro, car ça se passe là dans ton petit bistrot
Moi je fais le pari que tu te tapes des barres dans tous les bars de Paris
Mais si tu ris pas et que tu te barres dans ta barre, oublie mon pari
Car si je viens juste dire des mots, tu peux pas me maudire
Même si je fais ni du Rimbaud ni du Shakespeare, j’sais qu’y a pire
Je te jure, respire ! Je pourrais faire du Britney Spears
Te faire kiffer toi même tu sais que c’est à ça que j’aspire
Moi je veux écrire des tas de phases et te les sortir avec un bon phrasé
Je veux t’envahir de phrases quitte à ce que tu te sentes déphasé

C’est pas avec des jeux de mots que je vais pouvoir dire que je pèse
Encore moins que je vais pouvoir pécho Jennifer Lopez
Mais si tu m’écoutes, c’est déjà une victoire
Et coûte que coûte, je ferai tout pour faire kiffer mon auditoire
Et même si ce texte, c’est pas encore l’extase
T’auras compris le contexte, j’suis un chercheur de phases.

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J’ai oublié - grand corps malade

J’ai oublié de commencer ce texte par une belle introduction
J’ai oublié de vous préparer avant d’entrer en action
J’ai oublié de vous prévenir que je m’aperçois que dans ma vie
J’ai oublié pas mal de choses si vous voulez mon avis
J’ai oublié d’être sage, j’ai oublié d’être prudent
J’ai oublié de me ménager et je me suis cassé les dents
On m’a dit qu’on ne pouvait pas être et avoir été
Moi j’ai oublié de faire attention a moi une nuit d’été
J’ai oublié ce que c’est de courir derrière un ballon
J’ai oublié d’être fort comme Achille et son talon
J’ai oublié de remercier mes parents pour tout ce qu’ils ont fait
Mais je suis pas doué pour ce genre de trucs, c’est pas moi le fils parfait
J’ai oublié de prendre des risques dans l’ensemble de mon parcours
Et quand je regarde derrière moi, parfois j’ai le souffle court
J’ai traversé les années plus vite qu’on passe un péage   
J’ai oublié de prendre le temps de voir passer les nuages
J’ai oublié d’écrire un texte sur la force de l’amitié
Qui met l’amour à l’amende dont la faiblesse me fait pitié

Y’a pas beaucoup de meufs qui m’ont vraiment fait me retourner
J’ai oublié de tomber amoureux depuis quelques années
J’ai oublié d’imaginer de quoi seront faites les années prochaines
Et quand on me parle de l’avenir, j’ai tendance à changer de chaîne
J’ai oublié de payer mon amende pour m’être garé devant la station
Tant pis pour moi, maintenant j’ai 30% de majoration
J’ai oublié de faire en sorte que ce texte soit structuré
Ca part dans tous les sens tant que ma feuille n’est pas saturée
J’ai oublié de mettre des baggys et des ensembles en peau de pêche
J’ai oublié d’avoir du style et c’est comme ça depuis la crèche
J’ai oublié de chialer depuis un sacré bout de temps
Une sorte de sécheresse ophtalmique, s’en est presque inquiétant
Je sais pas si c’est normal mais c’est vrai que pour être franc
La dernière fois que j’ai versé une larme, on achetait le pain avec des francs
Dans ces vers, j’ai oublié d’arrêter de parler de moi
J’ai oublié de m’oublier comme un premier samedi du mois
J’ai l’impression de me mettre à poil depuis bientôt un quart d’heure

Sur ce coup là j’ai oublié de garder pas mal de pudeur
J’ai oublié de croire en l’existence d’un être supérieur
J’aime pas les jeux de hasard j’ai toujours été mauvais parieur
Par ailleurs, tant mieux, car je ne pourrais pas m’empêcher
De me dépêcher de me sauver pour pas confesser mes péchés
J’ai la pêche et à cette façade, faut pas forcément te fier
J’ai pas oublié d’être un con fier qu’a du mal à se confier
J’ai oublié de me plaindre quand ça en valait la peine
J’ai oublié d’ouvrir les vannes quand la coupe était pleine
A ce putain de texte, j’ai oublié de trouver une chute
Comme un cascadeur qui saute d’un avion sans parachute
Mais chut ! Faut que je me taise, car maintenant c’est la fin...
.... A vrai dire pas tout à fait car pour l’instant j’ai encore faim
J’ai oublié d’écrire ce que je crois et ce que je pense vraiment
J’ai oublié de croire à ce que j’écris machinalement
Mais finalement c’est peut-être mieux car se rappeler c’est subir
J’ai oublié de penser qu’il était préférable de se souvenir

J’ai oublié mon flow, j’ai oublié mon stylo
J’ai oublié mon micro et j’ai oublié tous les mots
J’ai oublié des tas de sujets, vous avez compris le concept
Alors pour pas trop vous saoulez je vais m’arrêter d’un coup sec.

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vu de ma fenêtre - grand corps malade

Vu de ma fenêtre, y’a que des bâtiments
Si j’te disais que je vois de la verdure, tu saurais que je mens
Et puis pour voir un bout de ciel, faut se pencher franchement
Vu de ma fenêtre, y’a des petits qui font du skate, ça fait un bruit, t’as mal à la tête
Et puis y’a des gars en bas qui galèrent
Ils sont là, ils font rien, ils prennent l’air
Surtout le printemps, surtout l’été, surtout l’automne, surtout l’hiver
Vu de ma fenêtre, y’a vachement de passage, de Carrefour à la mairie je vois des gens de tout âge
Du métro à la boulangerie, je vois toutes sortes du visages
Et puis en face bien sûr, y’a Vidéo-Futur, toute la nuit, les mecs s’arrêtent devant en voiture
Franchement le patron, il doit être blindé
Moi aussi quand je serai grand, je veux vendre et louer des DVD
Je suis aux premières loges pour les arrachages de portables, j’ai une vue très stratégique
Si j’étais une poukave, je louerais mon appart comme planque aux flics
Vu de ma fenêtre, y’a le café de France, juste en bas, à deux pas
Il est tenu par des Rebeus, j’te jure, ça s’invente pas
Y’a des meufs bien coiffées qui viennent prendre un café, y’a des petits couples sereins qui viennent boire un coup avant d’en tirer un
Et y’a des gentils poivrots qui viennent oublier leurs galères dans la bière

Surtout le printemps, surtout l’été, surtout l’automne, surtout l’hiver
Aux beaux jours, ils mettent même des tables en terrasse
Vu de ma fenêtre, y’a plein de monde au soleil c’est ma classe
Et comme je vois tout, de ma planque, comme un keuf
Mes potes m’appellent avant de venir pour savoir s’il y a de la meuf
Vu de ma fenêtre, celui que je vois le plus souvent c’est Ludo
Il est gentil mais quand tu le croises c’est pas forcément un cadeau
Si tu le supportes pendant une heure, j’te jure t’es costaud
C’est le mec qu’on appelle la cerise sur le ghetto
Vu de ma fenêtre, c’est pas de la télé-réalité, ni un sitcom d’AB Production
Et je vois pas mal de gens qui triment et voient la vie comme une sanction
Et même si face à la galère, ils préfèrent se taire, ils mettent pas de genoux à terre et le poing en l’air ils restent fiers
Surtout le printemps, surtout l’été, surtout l’automne, surtout l’hiver
Parce que oui, vu de ma fenêtre, je vois pas mal d’espoir
Quand je vois le petit blond jouer au foot avec le petit noir
Quand je vois des gens qui se bougent, quand je vois des gens qui se mettent des coups de pied au cul, pour sortir de la zone rouge, et pour que la vie vaille le coup d’être vécue
Quand je vois ces deux hommes qui boivent un coup en riant, alors qu’ils sont soi-disant différents, parce que l »un dit « Shalom » et l’autre dit « Salam » mais putain ils se serrent la main, c’est ça l’âme de mon slam

Je prends ça comme un bon signe, c’est peut-être un espoir infime
Mais je te jure que je l’ai vu, c’est pas pour la rime
Bon c’est vrai que vu de ma fenêtre, je vois aussi la galère, la misère, les suicidaires, et les retours au pays en charter
Mais je suis un putain de rêveur, un grand optimiste, c’est une philosophie qui me suit, alors je me dis que ça peut s’arranger. J’espère donc je suis.
Vu de ma fenêtre, y’a que des bâtiments
Si j’te disais que je vois de la verdure, tu saurais que je mens
Et puis pour voir un bout de ciel, faut se pencher franchement
Mais vas-y viens chez moi, on regardera par la fenêtre. Tu comprendras pourquoi je rigole, pourquoi je crains, pourquoi je rêve, pourquoi j’espère
Surtout le printemps, surtout l’été, surtout l’automne, surtout l’hiver.

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20 avril 2005

couleur salie - arm posse

Je n'suis pas responsable de ma couleur de peau.
Tu sais, j'ai pas colonisé, tes frères & sœurs, j'ai respecté.
Je ne suis pas responsable de ma couleur de peau.
Ta blessure, je l'ai partagée, dans ta souffrance je suis à tes cotés.
Je suis né pâle de peau... c'est ainsi, pas choisi, tu sais ça!
Couleur salie très tôt par l'esclavagisme & sa loi.
Des peuples furent déchirés, des larmes ils ont fait couler,
le sang de tes pères a coloré ta terre marquée à tout jamais.
J'ai des frissons dans le dos à t'écouter me parler d'ça.
Dois-je porter ce fardeau?
Que vois-tu de différent de toi en moi?
J'ai bien vu qu'ils t'ont volé tes terres, toutes tes richesses ils ont pillées,
qu'aujourd'hui des années après l'exploitation n'a pas cessé.
On m'regarde de bas en haut si j'me promène devant chez toi.
Mes enfants aussitôt voient les tiens, se jettent dans leurs bras.
Ils se sont embrassés, amusés, toute la journée ils ont joué.
On ne voyait qu'à ce moment notre fierté d'être parents.
Je ne voudrais pas (eh ho!), qu'en d'autres temps (c'est eh ha!),
que leur regard change, qu'ils ne se voient plus qu'en noir & blanc.
Je ne voudrais pas (eh ho!), qu'en d'autres temps (c'est eh ha!),
que leur regard change, un jour à leur tour ils seront parents.
La couleur de ma peau, j'la renie pas, tu sais ça!
Mais les pâles de peau, ont sali leur couleur, je sais ça!
Mais quand je te vois à mes côtés, je n'vois que deux hommes discuter
de la façon de s'entraider, d'juger les hommes pour c'qu'ils ont fait.
Pas pour leur couleur (eh ho!), ni leur descendance (eh ha!).
Pas pour ce qu'ils sont, mais pour ce qu'ils font pour nos enfants.
Pas pour leur couleur (eh ho!), ni leur descendance (eh ha!).
Mais pour ce qu'ils font pour un regard sur l'autre différent.
Je n'suis pas responsable de ma couleur de peau.
Toi et moi c'est pour l'unité que l'on se bat, qu'on doit lutter.
Je n'suis pas responsable de ma couleur de peau.
Du passé rien je n'oublierai, des regards sur l'autre portés.

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la france a peur - mickey 3d

J'allume ma télé
Je vois un p'tit gars bien sapé
Il me dit qu'ça craint
Que dehors faut pas y'aller
Que si je veux me sentir bien
Et puis pour ma sécurité
Alors je dois rester chez moi
Aujourd'hui j'ai pas le choix
Je me dit qu'il fait froid
Qu'il a peut-être raison
Il a l'air tellement sérieux sous ses allures de pauvre con

La France a peur
Tous les soirs à vingt heure
La police vous parle
Tous les soirs à vingt heure
La France a peur
(Ouhhhhh)
Tous les soirs à vingt heure
(Ouhhhhh)
La police vous parle
(Aillez confiance)
Tous les soirs à vingt heure

Ensuite ils font parler un type
Qui a pas l'air de manquer de fric
Il me dit que si je veux respirer
Ben c'est pour lui qu'il faut voter
Prendre ma carte du parti
Lui filer quelques billets
Il me dit que si l'air est pollué
Si les francais sont stressés
C'est la faute des immigrés, des clochards et des pédés

La France a peur
Tous les soirs à vingt heure
La police vous parle
Tous les soirs à vingt heure
La France a peur
(Ouhhhhh)
Tous les soirs à vingt heure
(Ouhhhhh)
La police vous parle
(Aillez confiance)
Tous les soirs à vingt heure

Alors écoute bien mon petit gars
Toi qui trône à la télé
Si un jour tu crève de froid
Chez moi faudra pas venir sonner
Et puis si un jour par malheur
Les fachos prennent le pouvoir
Dis toi bien qu'ça sera pas d'la faute
À tous les gens qui broient du noir
De toute facon ne t'en fait pas
Ils auront surement quelque part
Une jolie petite place pour toi
T'aura bien fait ton cinéma (2X)

La France a peur
Tous les soirs à vingt heure
La police vous parle
Tous les soirs à vingt heure
La France a peur
(Ouhhhhh)
Tous les soirs à vingt heure
(Ouhhhhh)
La police vous parle
(Aillez confiance)
Tous les soirs à vingt heure

Salut alors là c'est PPD et j'vais vous
raconter une histoire drôle.
Alors là vous voyez au Soudan y'a
150 000 d'mort, mais on en a rien y'a
branler du Soudan parce qu'ya
Germaine, elle s'est coupée le doigt,
et ça fait vachement mal de se couper le
doigt, et y'a Marcel il fait des chaussures
en bois, c'est vachement joli les
chaussures en bois.
Alors tu vois les mecs qui crèvent au
Soudan on en a rien à branler, mais
alors la rien du tout, on en a rien à
foutre !

Posté par papakarlos à 13:30 - parole chanson - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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