18 février 2007
Qu'Allah bénisse la France ! - abd al malik
Malik (nom d’artiste d’Abdelmalik Fayette-Mikano) est le leader du groupe de rap N.A.P. (New African Poets), l’un des plus connus en France depuis quelques années. D’origine congolaise, il naît à Paris en 1975 mais passe sa petite enfance à Brazzaville, avant que sa mère, restée seule avec ses sept enfants après son divorce, s’installe définitivement à Strasbourg en 1981. Tout en travaillant très bien à l’école, Malik va se faire très tôt un nom dans son quartier du Neuhoff : de douze à seize ans, il multiplie les actes de délinquance (deal, vol à la tire, trafics en tous genres, etc.) sans jamais se faire prendre ; puis, à partir de sa conversion à l’islam (où il entraînera sa famille qui était d’origine chrétienne), il deviendra célèbre dans toute la région pour les paroles très pieuses de ses « raps ».
Pendant que son groupe N.A.P. commence à accéder à une notoriété nationale dans les milieux du rap, Malik poursuit un parcours étonnant à travers les diverses tendances de l’islam : séduit par le mouvement fondamentaliste et rigoriste du « tabligh », il devient un prédicateur aussi apprécié que puritain, qui voyage en France pour intervenir dans les mosquées. Il ne tombera toutefois jamais dans les discours de haine, et rejette les actions violentes qu’on lui propose au moment de l’affaire Kelkal. Toujours suivi par des professeurs auxquels il est très attaché, et animé d’une véritable quête spirituelle, il en viendra, après mille péripéties, à rencontrer le soufisme et à suivre le chemin de cette mystique traditionnelle de l’islam, chemin d’ouverture et de fraternité.
C’est cette spiritualité fervente mais très tolérante qui l’a amené cette année à participer au voyage judéo-arabe à Auschwitz organisé par Émile Shoufani. C’est elle encore qui inspire le nouveau disque qu’il sort en solo début mars : « Le Face à face des cœurs ». Celui-ci commence par un bref entretien avec Pascale Clark, enchaîné avec une « Ode à l’amour » où est repris le poème universaliste du grand soufi Ibn ‘Arabî, et se termine par un rap qui donne son nom au livre. Qu’Allah bénisse la France est une réponse aux injures et aux pamphlets qui circulent dans certaines banlieues, réclamant que « Dieu maudisse la France ».
source: http://www.fnac.com
17 janvier 2005
"biographie de la faim" d'amélie nothomb

« Mon corps se déforma. Je grandis de douze centimètres en un an. Il me vint des seins, grotesques de petitesse, mais c’était déjà trop pour moi : j’essayai de les brûler avec un briquet, comme les amazones s’incendiaient un sein pour mieux tirer à l’arc ; je ne réussis qu’à me faire mal. »
Ça y est, c’est la rentrée. Le Nothomb nouveau est arrivé. Encore une fiction excentrique qui séduira à coup sûr ses fans les plus transis ? Eh bien non. Car Biographie de la faim est moins un roman qu’un récit sur la jeunesse du phénomène belge, fantasque jeune femme qui ici ne nous cache rien des vingt premières années de son existence. En fil conducteur, la métaphore de la faim, de l’appétit absolu des choses, alpha et oméga d’une vie à littéralement dévorer. Et la faim, Amélie Nothomb sait ce que cela veut dire, elle qui dut en subir les dérèglements les plus cruels, entre anorexie, potomanie et alcoolisme. Folle à lier, la petite Amélie, rejeton d’une grande famille bourgeoise mondialisée avant l’heure, singulièrement à travers les différentes affectations en Asie et aux États-Unis du papa diplomate ? Disons excessive, avide, goulue, illimitée, autant du point de vue de la soif que de la lecture. Le point de sublimation de tout ceci ? La boulimie d’écriture, qui transforme le matériau vécu en un vertiges d’histoires à raconter (treize romans publiés à ce jour et trente-neuf autre textes non publiées qui dorment dans les tiroirs d’Amélie).
Ça y est, c’est la rentrée. Le Nothomb nouveau est arrivé. Un portrait de l’artiste
source: http://www.fnac.com
13 janvier 2005
"nous les dieux" de bernard werber

Quelque part, loin, très loin, se trouve une île que ses habitants appellent Aeden.
Là, perchée sur un haut plateau, une ville: Olympie. Dans son coeur, une étrange institution, L'Ecole des Dieux, et ses professeurs: les 12 dieux de la mythologie grecque, chargés d'enseigner l'art de gérer les foules d'humains pour leur donner l'envie de survivre, de bâtir des cités, de faire la guerre, d'inventer des religions ou d'élever le niveau de leur conscience.
La nouvelle promotion? 144 élèves dieux qui vont devoir s'affronter à travers leurs peuples, leurs prophètes, chacun avec son style de divinité.
Mais la vie sur Aeden n'est pas le paradis. Un élève essaie de tuer ses congénères, un autre est tombé fou amoureux du plus séduisant des professeurs, Aphrodite, déesse de l'amour, et tous se demandent quelle est cette lumière là-haut sur la montagne qui semble les surveiller...
source: http://www.fnac.com

