le blog de papakarlos

un blog sur ce qui fait que je suis moi

24 mai 2007

145 nouveaux cas d'irradiation à Toulouse

Après Epinal, Grenoble et Lyon, c'est au tour d'un hôpital toulousain d'être pointé du doigt après des accidents de radiothérapie. 145 malades traités au centre hospitalier Rangueil ont été surexposés à des radiations à cause d'un mauvais réglage des appareils.
C'est une banale opération de maintenance qui a détecté une grave anomalie de réglage. En effectuant des comparaisons de "fichiers de calibration" au centre hospitalier Rangueil à Toulouse, la société Brainlab, constructeur de l'appareil, a constaté le mauvais réglage. Dès lors qu'il a été informé, le CHU a immédiatement arrêté tout traitement le 18 avril 2007. 145 malades traités entre le 6 avril 2006 et le 17 avril 2007 sont concernés par cette surexposition aux radiations. Aucune conséquence sanitaire n'a été détectée mais les patients ont été invités à subir un entretien médical. Après une inspection de l'Autorité de sûreté nucléaire, le centre a
repris son activité le 14 mai.


Les accidents de radiothérapie se sont multipliés ces derniers mois à Lyon, Grenoble et Epinal. A l'hôpital Jean Monnet d'Epinal, 24 patients, dont quatre sont décédés, ont été exposés à des rayons surdosés. Les appareils avaient été là aussi mal réglés car le manuel d'utilisation était en anglais.

source: France 24

ps: manuel en anglais, cause des morts, on croit réver !

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15 mai 2007

communes en voie de disparition

Les communes de la Com-Com Caudebec-Brotonne sont appelées, comme celles de Bolbec et de Port Jérôme, à approuver les statuts définitifs de la super com-com qui aura pour nom CAUX-VALLEE DE SEINE. Le Pays, à vocation touristique, qui portait ce nom est devenu territoire administratif.
   En y regardant de près, les statuts piétinent largement les compétences que les communes possèdent jusqu’à maintenant. De la part des élus, de tout bord politique, c’est un véritable suicide pour nos communes. Sous peu ils ne représenteront plus ceux qui les ont élus. Pire, les conseils municipaux n’auront plus leur mot à dire sur de nombreux dossiers comme c’est déjà un peu le cas. Les citoyens ? Oubliés !
   Les nouvelles compétences de la super com-com montre l’étendue du désastre : aménagement de l’espace, développement économique, protection et mise en valeur de l’environnement, politique du logement et du cadre de vie, voirie, équipements culturels et sportifs, équipements de l’enseignement préélémentaire et élémentaire, actions dans le scolaire (y compris dans le secondaire), tourisme… et bien d’autres choses encore par des élus non soumis au suffrage universel !
   Autrement dit, tout ce qui concerne la vie des communes, base de la République, base de la démocratie de notre pays disparaît. Comment les élus locaux peuvent-ils oublier que les communes ont été créées le 14 décembre 1789 ? Comment peut-on rayer l’avènement de la commune imposée par un décret de la Convention Nationale du 10 brumaire an II (31 octobre 1793) ? Peut-on effacer plus de deux siècles de l’Histoire de France qui ont vu s’épanouir la vie de nos communes, sans en référer au peuple ?
   Il ne restera plus dans les mairies que l’Etat Civil, l’église et le cimetière… Jusqu’à quand ?

Pouvoir personnel
   Ces statuts commencent plutôt bien avec une citation de Charles Alexis de Tocqueville écrivain, magistrat et homme politique, 1805-1859, « Les institutions communales sont à la liberté ce que les écoles primaires sont à la science ; elles la mettent à la portée du peuple … ».
   Comment peut-on mettre en exergue une si belle citation et détruire en même temps le tissus démocratique des communes et son corollaire, la liberté comme le précise Tocqueville, « Sans institutions, une nation peut se donner un gouvernement libre, mais elle n’a pas l’esprit de la liberté ».
   Utiliser une telle vérité pour des statuts qui n’en sont que l’antithèse, le contraire, ne mesure pas le ridicule de la situation quant au contenu du projet. Ainsi sur la même page il est écrit que « les communes ont le devoir d’œuvrer loyalement à la réussite du projet commun ». Ne pas accepter une partie du projet, s’opposer au vote du budget voire s’abstenir est-il déloyal ? Demander l’avis d’un conseil municipal et faire état de sa position peut-être négative est-il déloyal ? Est-ce une faute, une atteinte au devoir ? Remettre en cause, demain, tout ou partie du projet comme l’ont fait les élus de St Wandrille et d’Heurteauville serait-il un manque de devoir ?
Pourtant, nombre de point des statuts sont contestables ou trop flous comme la transparence en matière d’information, l’absence de référence aux possibilités des citoyens d’intervenir comme la loi constitutionnelle du 28 mars 2003 le prévoit (référendum d’initiative populaire).*
   Qu’aurait dit Tocqueville à la lecture de l’article 5 des statuts, « Le Président est l’organe exécutif de la communauté de communes ». Tout est dit dans cette phrase. La super com-com renoue avec le pouvoir absolu… d’un seul homme. Là aussi on efface l’Histoire de France, 1789, 1830, 1848, la Commune de Paris et la Libération de 1944.

Une disparition programmée
   Il est dangereux que le pouvoir soit concentré entre les mains d’un seul personnage. Les abus de toute nature sont possibles. Le passé est riche en la matière. L’organe exécutif de la com-com devrait, pour le moins, être sous la responsabilité collective du bureau et non du seul président. Même le Président de la République partage l’exécutif avec le Gouvernement !
Dès maintenant, dans chaque commune, il faut que les citoyens s’organisent pour préparer les élections municipales de mars 2008 avec, dans leur programme, la remise en cause de ces intercommunalités et leur fonctionnement antidémocratique. Il faut empêcher que des Goupy et Weiss réalisent ce que ce dernier a envisagé devant le conseil municipal de Notre Dame de Bliquetuit pour amener les élus de cette commune à revenir sur leur décision de refus de la super com-com , le 12 décembre 2006, «on n’a pas le courage en France de dire : il y a trop de communes. L’intercommunalité est une solution… » et « les petites communes vous n’avez pas le pouvoir et nous les grandes nous n’avons pas le territoire pour exercer le pouvoir ».
On le voit, la nouvelle intercommunalité n’avait qu’un seul but : satisfaire la soif de pouvoir de quelques uns. Pour y parvenir, la solution était d’élargir le plus possible les compétences de la Communauté de Communes Caux-Vallée de Seine et à terme la disparition de nos communes rurales dans lesquelles petit à petit l’école disparaît, les commerces disparaissent, les bureaux de postes disparaissent etc…
Jean Riboulet

ps: moi perso, je suis contre les communautées d'agglomérations, j'ai l'impression d'être dans un monde ou les politiques cherchent à tous pris à supprimer la vie local (en supprimant les budgets ou en les dépenssant de droles de façons) . je suis pour que les villes et village gèrent eux même leurs sous, pour un service publique fort pour que les habitants chanceux et moins chanceux puissent vivre dans un bon environnement avec des services de proximité.
papakarlos


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08 mai 2007

A 8 et 11 ans, ils risquent d’être fichés génétiquement

adn_infinaite_1_Un vol de gamins qui prend des proportions incroyables. Deux frères de 8 et 11 sont menacés de prélèvement ADN pour avoir volé deux tamagoschi et deux balles rebondissantes dans un hypermarché, révèle le journal Le Parisien, samedi matin. Un larcin qui les expose aujourd’hui à la menace d’une inscription au fichier national des empreintes génétiques (Finaeg) après que le magasin a déposé plainte.
Le père admet «une connerie de gamins» mais se révolte contre le risque encouru par ses enfants pour ce vol. «Là, on a le sentiment que, pour une bêtise, on n’est en train de les détruire», a-t-il déclaré au Parisien. Avant d’affirmer qu’il s’opposera à tout prélèvement génétique, lors de son rendez-vous à la gendarmerie samedi après-midi. Quitte à s’exposer à une peine maximum d’un an de prison et 15.000 euros d’amende.

Le fichage étendu à la quasi-totalité des crimes et délits

Créé par la loi du 17 juin 1998, le Fnaeg était utilisé à l'origine pour les infractions de nature sexuelle (2000), puis pour les crimes (2001). Depuis 2003, ce fichier, utilisé par la police nationale et la gendarmerie, a été étendu pour la quasi-totalité des crimes et délits d’atteintes aux personnes et aux biens (vols, destructions, coups et blessures volontaires...) et aux trafics (drogue, proxénétisme, exploitation de la mendicité...). Un champ d’action très vaste, d’autant que la loi ne prévoit aucune limite d’âge pour y figurer.

source: 20Minutes.fr, éditions du 05/05/2007 - 12h39

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20 mars 2007

Une fraude pèserait sur le résultat des élections nationales

Ce printemps, plus d'un million d'électeurs voteront obligatoirement au
moyen d'ordinateurs, parce que leur mairie en a décidé ainsi : dans une
grande partie des Hauts de Seine, à Amiens, Brest, le Havre, Reims, Le Mans,
Mulhouse, etc...
Une fraude pèserait sur le résultat des élections nationales.

L'urne transparente et le dépouillement public sont remplacés par un
ordinateur dont le résultat est invérifiable et dont on ne peut rien savoir
pour cause de secret industriel.

Vous n'êtes pas au courant ?
C'est normal, jusqu'à peu, il n'y avait aucune information sur ce sujet,
aucun débat...

Une démonstration frappante (i-Télé, 6 min):
http://ordinateurs-de-vote.org/dn#itele

Merci de faire passer l'info aux amis, famille, voisins, etc... (dans votre
messagerie, cliquez sur "Transférer").

http://ordinateurs-de-vote.org/vp

J'en parle autour de moi parce qu'il y a urgence.

merci à odile pour sont message


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16 janvier 2007

la lettre de josé bové au signataires de la pétition

bove2Montredon, le 15 janvier 2007.

Chers amis, chers camarades,

La pétition « José Bové peut et doit être le candidat de l’alternative à gauche » est déjà un immense succès : 14 000 signatures en neuf jours !

Je tiens à remercier tous les signataires de la confiance qu’ils me font et, surtout, du geste citoyen qu’ils accomplissent pour forcer les appareils politiques à faire le choix d’une candidature unitaire à l’élection présidentielle.

J’ai toujours dit que j’étais disponible pour incarner, sur le bulletin de vote, une campagne collective et unitaire de la gauche antilibérale, écologique, alternative et solidaire, si deux conditions étaient remplies : une dynamique populaire pour légitimer cette candidature ; une démarche de rassemblement avec toutes les forces du « non » de gauche à la Constitution européenne.

La dynamique populaire est en marche, la démarche unitaire reste un combat. Je n’ai pas l’intention de fuir mes responsabilités. C’est pourquoi je voudrais lancer aujourd’hui un appel à l’espérance.

J’appelle tous les citoyens qui se reconnaissent dans la mobilisation unitaire pour en finir avec la logique de chômage, de précarité et d’inégalités sociales à signer massivement la pétition. Notre objectif doit désormais être de plusieurs dizaines de milliers de signatures avant la fin du mois de janvier.

J’appelle tous les jeunes et habitants des quartiers populaires, toutes les victimes de discriminations à prendre part activement au débat électoral. J’entends bien les aider à ce que leurs préoccupations soient au centre de la campagne.

J’appelle tous les citoyens écologistes à considérer que le combat pour sauver la planète est indissociable d’un combat contre l’économie libérale et productiviste. Nous ne pouvons faire confiance ni à la gauche traditionnelle ni à la droite pour mettre en œuvre un véritable pacte écologique.

J’appelle tous les militants des collectifs unitaires de la gauche antilibérale à mettre la richesse de leur expérience et de leur diversité au service de la mobilisation unitaire. La réunion nationale des 20 et 21 janvier doit être l’occasion de poursuivre le combat pour une candidature de rassemblement, sur la base de la pétition, avec l’ensemble des sensibilités et des personnalités qui ont participé à cette démarche depuis le printemps 2006.

J’appelle tous les élus antilibéraux à manifester leur solidarité en offrant publiquement leur parrainage pour une candidature unitaire de la gauche antilibérale. Je pense plus particulièrement aux élus communistes, aux élus verts et aux élus « divers gauche » qui se sentent privés de cette perspective.

J’appelle Olivier Besancenot et Marie-George Buffet à construire ensemble une campagne unitaire sur les bases suivantes : programme antilibéral des 125 propositions, meetings communs reflétant toutes les sensibilités du rassemblement, partage équitable des temps de parole officiels. Je leur propose une rencontre dans les meilleurs délais pour examiner toutes les dispositions pratiques d’une telle campagne.

J’appelle tous les collectifs unitaires à se préparer à mener campagne pour l’élection présidentielle, mais aussi pour les élections législatives. Notre objectif doit être de présenter dans toutes les circonscriptions des candidats unitaires de la gauche antilibérale.

Chers amis, chers camarades,

Au vu de la poursuite de la mobilisation populaire et unitaire autour d’une candidature de l’alternative à gauche, je dirai, à la fin du mois de janvier, si je reste disponible pour l’incarner sur le bulletin de vote. Un formidable mouvement est en passe de ruiner les logiques de division qui ont prévalu jusqu’alors. Amplifions-le encore et nous gagnerons !

Fraternellement,

José

pour signer la pétition: http://www.unisavecbove.org/spip.php?article1

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09 novembre 2006

fermeture du camping du havre montgeon

30777577LE HAVRE, VILLE BALNEAIRE CLASSEE AU PATRIMOINE DE L'UNESCO,
ANNONCE LA FERMETURE DE SON CAMPING !

Nous demandons que cette décision ne soit pas votée par le conseil municipal.
La décision de fermer le camping n'est-elle pas ignorer une forme d'hébergement qui satisfait un nombre croissant de touristes et de travailleurs ?
Nous ne pouvons que constater la mise à l'écart aujourd'hui, par ce choix politique, de nombre de personnes, professionnels ou consommateurs.
Nous ne pouvons partir aujourd'hui sans rien dire, car la mort de ce site qui souffle dans la forêt reflète un vrai problème social qui nous touche tous de près ou de loin.

SAMEDI 11 NOVEMBRE
PORTE OUVERTE AU CAMPING
EN SOUTIEN A LA NON FERMETURE DU SITE

Au programme
A partir de 10H00, animations sportives : VTT, pont de singe, tir à l'arc…
A partir de 18H00, festivités : vin chaud autour d'un grand feu, musique, théâtre
Voir le site http://www.campinglehavre.org
Et pour signer la pétition : http://campinglehavre.elus76.com

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12 septembre 2006

le FN fait campagne

Depuis quelques jours le FN fait campagne. Nous devrions
tous recevoir,dans nos boîtes aux lettres
(postales...), un petit
questionnaire à remplir et à renvoyer dans une enveloppe T.

ATTENDEZ AVANT DE TOUT JETER ...

La particularité de l'enveloppe T, si vous la renvoyez,
c'est qu'elle est payée par le destinataire, donc par le FN.
Comme les règles de financement des campagnes
électorales
sont assez strictes, les fonds qui seront dépensés pour ce
routage ne pourront être utilisés pour d'autres tracts ou
affiches.

Alors, jetons le
questionnaire, mais renvoyons tous notre
enveloppe T au FN en la garnissant à notre goût...

A diffuser largement. Merci.

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10 juillet 2006

Le magazine d’investigation « 90 minutes » ne sera plus sur Canal + à la rentrée

90minutesL’émission va être supprimée de la grille des programmes de la chaîne, qui a affirmé par cette mesure vouloir faire une seule émission pour l’ensemble de ses enquêtes : « Lundi Investigation ».

Diffusé tous les 3 mois en première partie de soirée le mardi, « 90 minutes », l’arrêt du magazine apparaît comme une annonce pour le moins inattendue qui a poussé la SDJ (Société des journalistes) à la traiter d’annonce « brutale », et à la dénoncer, arguant que la chaîne avait fait savoir quelques jours plus tôt que le magazine « 90 minutes » serait bien là en septembre 2006.

On en pense quoi à Culturefemme.com ?
Après l’arrêt annoncé du « Vrai journal », les rumeurs sur la fin des Guignols ou de Groland, voilà une autre émission où la liberté de ton sur la sellette des suppressions. A la rentrée, à quelques mois des présidentielles, ceux qui allaient sur la chaîne cryptée pour essayer de voir des émissions plus réactives, en seront pour leurs frais, vraiment dommage !
©Culturefemme.com

source: http://www.culturefemme.com

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23 juin 2006

Là-bas si j’y suis ne reprendrait pas en septembre !

Contrairement à ce qu’avait annoncé le nouveau directeur de France Inter, l’émission de Daniel Mermet «Là-bas si j’y suis» ne figurerait pas dans la grille à la rentrée de septembre.

Actuellement programmée à 17 heures avec une excellente audience (500 000 auditeurs) «Là-bas» serait programmée à 15 heures ce qui lui ferait perdre plus de 50% de ses auditeurs, la tranche horaire de 15 heures étant traditionnellement beaucoup moins écoutée quelle que soit la radio considérée.

Là-bas si j’y suis n’est pas une émission neutre et cette relégation n’est pas neutre, surtout au lendemain de mobilisations sociales et au seuil d’une année électorale.

Faut-il rappeler que l’actuel président de Radio France Jean-Paul Cluzel, Inspecteur général des finances, longtemps collaborateur de Jacques Chirac, intime d’Alain Juppé et récemment reconverti au sarkozysme n’a pas fait mystère, dans un entretien au Figaro Magazine, de ses idées « de droite, catholiques et libérales ».

Depuis son arrivée marquée par une brutale reprise en main provoquant le départ de personnalités emblématiques comme Pierre Bouteiller et Jean-Luc Hees, c’est près de 400 000 auditeurs qui ont quitté France Inter en moins de deux ans.

Ainsi avec la campagne pour le référendum sur la constitution européenne du 29 mai 2005 où la tranche «7/9» s’est distinguée par un soutien déchaîné et sans contrepartie au OUI, c’est environ 250 000 auditeurs qui ont quitté l’antenne et ne sont pas revenus. Dans le même temps « Là-bas si j’y suis » gagnait 45 000 nouveaux auditeurs.

Le 2 mai à la surprise générale, Frédéric Schlessinger, un nouveau directeur a été nommé à la tête de la station. Inconnu de France Inter qu’il reconnaît ne pas connaître d’avantage, cet ancien responsable du pôle radio du groupe Lagardère s’empresse de couper quelques têtes parmi les plus chères aux auditeurs. Le dernier en date étant Alain Rey une des voix les plus aimées d’Inter.

Mais n’en doutons pas les auditeurs seront sans doute consolés par l’arrivée de M.O.F. (Marc Olivier Fogiel).

Et tout cela dans quel but ? Sauver France Inter en faisant remonter par tous les moyens le chiffre des sondages d’audience.

Ces chiffres sont éminemment discutables et l’on ne fait pas de la radio avec des chiffres. Or même si l’on accepte d’entrer dans cette logique, pourquoi pénaliser « Là-bas » dont le très bon taux d’audience est un des rares en augmentation alors que plusieurs émissions qui ont perdu des auditeurs sont maintenues ?

Ces incohérences ne peuvent dissimuler une volonté politique et idéologique très claire de casser « Là-bas si j’y suis » avant d’en débarrasser la grille de France Inter.

Nous devons nous opposer vigoureusement à ces manipulations. Financée par la redevance, Radio France est un bien public, « la plus grande école de la République » et l’un des seuls espaces médiatiques en France qui n’ait pas pour but de vendre du temps de cerveau humain disponible aux annonceurs.

Cette relégation ne concerne pas seulement Daniel Mermet et l’équipe de Là-bas, c’est un mépris pour ceux qui depuis des années écoutent cette émission et peuvent simplement s’y faire une image différente du monde « à l’écoute de la différence ».

Mépris aussi et avant tout pour ceux dont les voix, ici et ailleurs, de charniers en chantiers, de souffrances en résistances, seraient encore un peu plus étouffées.
Limoges, le 16 juin 2006 à 21h30
NON
A LA DISPARITION DE
LA-BAS SI J’Y SUIS !

Signez dès maintenant la pétition sur le site !
http://petition.la-bas.org

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03 avril 2006

20 heures sur la une

Dimanche soir - ça m'apprendra - j'avais décidé de regarder le journal télévisé sur la Une. A chaque fois c'est le même sentiment, vous savez, celui qu'on a après avoir décidé d'aller manger un hamburger immonde et où on se dit "c'est la dernière fois". Tout, mais vraiment tout, était fait pour faire taire le mouvement social.

Un zoom sur les étudiants de l'UNI (UMP) qui manifestaient contre les blocages de facs, un rappel sur les manifs qui dégénèrent, un point sur les transports qui risquent de perturber les gens mardi et puis la phrase assassine : "malgré les propositions de dialogue social, les syndicats s'entêtent...". En revanche, rien sur ce qui légitime cette riposte de la jeunesse et qui justifie le refus du libéralisme.

Décidément les médias télévisés nationaux - la Une étant à peine plus caricaturale que les autres, ne vivent pas le même monde que nous. Ce qui est rassurant dans cette dernière expérience du JT, c'est qu'au moment du référendum, les mêmes faisaient preuve d'un mépris identique à l'égard de "la France d'en bas".

Le 29 mai 2005, les jeunes, les retraités, les salariés, les chômeurs ont dit NON. Alors j'en suis sûr, n'en déplaise à la Une, le CPE ne passera pas !

source: http://www.sebastien-jumel.fr

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