15 juin 2007
Le Vrai Sarkozy
Le Vrai Sarkozy
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TONY PARKER, PETIT MAIS GRANDIOSE
Par Xavier COLOMBANI
Les San Antonio Spurs remportent leur quatrième titre en neuf saisons grâce à une quatrième victoire en quatre matches face à Cleveland (83-82). Mais contrairement à 1999, 2003 et 2005, le MVP de la finale n'est pas Tim Duncan mais bien Tony Parker, le premier Européen à remporter ce trophée.
PARKER REJOINT SON IDOLE, MICHAEL JORDAN
«Ce que Tony Parker a fait en finale cette année, c'est ce qu'avait fait Zinedine Zidane le 12 juillet 1998», dixit Jacques Monclar. Et comme pour "Zizou", on ne pourra réellement saisir ce que représente "TP" dans le basket français que quand il sera parti. Pour l'instant, on ne peut guère que regarder avec des jumelles ce petit bout d'homme de 1,85 m, souvent dépassé d'une tête par ses adversaires, flotter très haut dans un ciel teinté de Bleu, assis sur un trône au Panthéon des basketteurs. Jerry West, le premier MVP de la finale en 1969 (et le seul perdant), suivi de Kareem Abdul-Jabbar, Magic Johnson, Larry Bird, Michael Jordan, Hakeem Olajuwon, Shaquille O'Neal, Tim Duncan et le dernier en date, Dwyane Wade... Mettez en parallèle une autre liste, celle des clubs de Tony Parker : Fécamp et Mont-Saint-Aignan en guise de terrains des premiers pas, le pole régional de Normandie, puis l'INSEP pour la formation, Paris - PSG puis PBR - pour la découverte du professionnalisme puis une longue aventure avec San Antonio en NBA après la 28e place dans la Draft 2000. Le comparatif se résume en un mot : improbable.
LES SPURS AU TOP, LES CAVS À LA...
Improbable comme sa capacité à transpercer les défenses, à contourner les intérieurs, à rendre poreux les coffre-forts et à priver de solution les forts en thème. Improbable mais tellement réel, à l'image de ces points accumulés comme des perles sur un collier par une pré-adolescente : sans lassitude mais avec minutie et légéreté. Réel et très tangible, ce qui fait de ce trophée de MVP un monument de plaisir, de fierté et d'incrédulité en France, mais aussi un bloc de légitimité et un grand pas dans l'histoire des sports US. Si Olajuwon et Duncan ne sont pas nés américains, ils ont appris le jeu aux Etats-Unis avant d'endosser le maillot de feu la Dream Team. Parker est le premier MVP de la finale né, formé et international à l'étranger. Cette récompense parachève douze mois de très, très grandes premières pour les représentants du Vieux Continent en NBA après la première place de la Draft de l'Italien Andrea Bargnani et le titre de MVP de la saison régulière de l'Allemand Dirk Nowitzki. Après avoir pris sa revanche dans les compétitions internationales, l'Europe a conquis une Ligue qui se targue de sacrer des "champions du monde".
Parker est un précurseur, mais il n'a en rien bénéficié d'un coup de pouce. Son troisième titre de champion, après 2003 et 2005, annés impaires sans impasses, existe essentiellement grâce à l'alchimie implacable des Spurs et à la présence de la poutre Tim Duncan auprès du grand architecte de l'univers texan, Gregg Popovich. Mais sa récompense individuelle a été obtenue, elle, à la force du poignet. Il était dit que le titre serait attribué au membre du Big Three de San Antonio qui ne passerait au travers d'aucun match, entendu que LeBron James ne parvenait pas à sortir de l'enfer vécu par Cleveland. Décisif dans le match n°4 avec 13 points dans le dernier quart-temps, après que les Cavs ont réussi un 11-0 pour passer devant (63-60, 42e), Manu Ginobili (27 pts) avait "déchiré" sa troisième manche (3 pts à 0/7). Tim Duncan a plié deux jours plus tard. A la mi-temps du quatrième et dernier match, "Dream Tim" pointait à 2 points à 0/5 et Parker à 15 à 6/7. L'histoire était en marche et la dernière période fût la seule où le Français a paru fébrile, se contenant vite de distribuer la balle à ses coéquipiers. "TP", meilleur marqueur de la finale (24,5 pts/match) aura atteint la barre des 10 unités à chaucun de ses matches de play-offs. Pas étonnant quant on connaît le poids de son expérience, puisqu'il est devenu aussi le plus jeune joueur à atteindre les 100 matches en play-offs devant Kobe Bryant. Il faut dire que Bryant, lui, n'a jamais été MVP de la finale...
source: http://www.lequipetv.fr
14 juin 2007
Gouvernement Sarkozy : la première gorgée d’oseille par Michel Husson
Regards, juillet-août 2007.
C’est aux premières mesures prises par un gouvernement qu’on peut juger de ses orientations. Celles de Sarkozy sont d’une absolue limpidité : réduction des droits de succession, allègement des droits de donation, détaxation des heures supplémentaires, réduction de l’impôt sur la fortune, baisse du bouclier fiscal, déduction des intérêts d’emprunts. Aucune de ces mesures ne va vraiment profiter à << ceux qui se lèvent tôt >>. C’est évident pour le bouclier fiscal et l’ISF, qui ne concerne que les 450 000 ménages les plus aisés. Même chose pour les successions et donations, puisque les abattements existants font que 80 % des successions sont déjà libres de droits. Quant aux intérêts d’emprunt, ils auront pour effet principal de soutenir les prix du marché de l’immobilier menacé de retournement.
Reste la détaxation des heures supplémentaires qui va surtout profiter aux patrons en leur permettant de << blanchir >> à bon compte des heures supplémentaires non déclarées ou de réduire leur coût du travail plutôt que d’embaucher. Ils seront encouragés à geler les salaires : après tout, ceux qui veulent gagner plus n’ont qu’à travailler plus. Tout cela va coûter très cher sous forme de manque à gagner pour les dépenses publiques. Le site debat2007.fr initié par l’Institut de l’entreprise - que l’on ne peut soupçonner d’anti-sarkozysme primaire - l’évalue à 15,6 milliards d’euros : 4,6 pour les heures supplémentaires, 2 pour les déduction d’intérêts, 5 pour les droits de succession et 4 pour le bouclier fiscal et l’ISF.
Tous comptes faits, on pourrait s’en tenir là et constater que Sarkozy applique le programme mis en chanson par Maurice Chevalier : << Du fric, du blé, de l’oseille, de la braise, des picaillons, du flouze ou bien du pèze, ap’lez ça comme vous voulez moi j’m’en fous, pourvu qu’j’en aie toujours plein les poches >>. Mais un économiste ne se laissant pas si facilement distraire, il faut en venir à la question du déficit budgétaire qui va être creusé d’autant. Sarkozy a déclaré qu’on verrait plus tard (dans cinq ans) quand la croissance serait revenue. Un keynésien de base se serait-il subrepticement introduit à l’Elysée ? Non, parce qu’il y a déficit et déficit, et l’exemple de Bush aurait dû suffire pour le comprendre. Ce n’est pas la même chose de faire des cadeaux aux riches ou de financer des logements sociaux. Avec Sarkozy, c’est très clair, d’autant plus que les riches ne touchent pas seulement le jackpot des baisses d’impôts mais aussi le bonus des nouvelles émissions de bons du Trésor auxquels ils s’empresseront de souscrire au lieu de relancer la consommation.
Sarkozy se paie en outre le luxe de faire un pied de nez aux règles du Pacte de stabilité européen. Les << vrais Européens >>, de Bayrou à la Commission, commencent à faire la grimace. Et là aussi, cela fait réfléchir sur une certaine manière de critiquer l’Europe libérale au nom de la souveraineté nationale, comme si les politiques réactionnaires étaient imposées par le Pacte de stabilité et l’indépendance de la Banque Centrale Européenne. On a sous les yeux une bourgeoisie nationale qui décide d’enfreindre certaines règles, pour mener à sa manière une politique de classe décidée.
Il s’agit probablement d’une stratégie en deux temps. On commence par filer du fric aux riches et, comme la conjoncture semble favorable, on pourra dire qu’on a ainsi relancé l’économie. Puis, dans quelques mois, on redécouvrira le déficit et en tirera argument pour freiner d’autres dépenses. Et si cela ne suffit pas, on instituera une TVA sociale pour éponger le déficit, comme l’a permis la hausse de la TVA en Allemagne. On aura donc réussi cette prouesse : faire payer par les salariés les cadeaux aux riches, à coup de nouveaux impôts et de coupes sombres dans les services publics et les retraites. Ce que le nouveau gouvernement met en place n’est donc rien d’autre qu’une vaste opération de siphonage en faveur des possédants.
La brutalité sans précédent de cette politique peut cependant ouvrir une dialectique positive. Il faut marquer à la culotte le gouvernement, afin de démontrer le contenu anti-social de ses mesures et dévoiler ainsi la véritable nature du sarkozysme. Mais il faut aussi, dans le même temps, pointer la pusillanimité de cette vieille gauche qui pense encore que croissance et relance budgétaire sont les deux mamelles de la Nation. Telle est la double tâche qu’il faut entreprendre pour pouvoir, enfin, poser politiquement la question-clé, celle de la répartition des richesses.
Michel Husson,
administrateur de l’ INSEE, chercheur à l’ IRES ( Institut de recherches économiques et sociales)
13 juin 2007
Draft De Michael Jordan
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NBA Michael Jordan - Spot Nike
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Michael Jordan vs himself
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Michael Jordan le meilleur
Michael Jordan
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12 juin 2007
sarko pikton
SARKO PICOLO _0001
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11 juin 2007
bébé jackass 2
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