05 mai 2007
Sur Wikipédia, l'EPR fait faire des heures supplémentaires
Il est 23 h 37, mercredi soir. Un débat s'est engagé depuis une heure entre libénautes pour savoir si Ségolène Royal a eu raison ou tort de reprendre Nicolas Sarkozy qui, à propos du réacteur nucléaire EPR, parlait de quatrième génération. Sam écrit aux libénautes : «C'est minable comme l'article de l'encyclopédie Wikipédia (1) a été modifié ce soir !!! Regardez le nombre de modifications et les horaires : visiblement, les partisans de Sarkozy ont voulu donner raison à leur candidat. C'est bien de génération 3 !» Retour en arrière.
Il est 22 h 33, Ségolène Royal apostrophe brutalement son rival : «Il va falloir que vous révisiez votre sujet ; l'EPR, c'est la troisième génération des centrales nucléaires, et non la quatrième.» Une minute plus tard, un internaute basé à Nancy rend visite à l'encyclopédie Wikipédia, dans le chapitre sur le réacteur EPR. Il gomme le 3 de «génération 3» et le remplace par un 4.
C'est, d'après Wikipédia, sa première visite sur cette encyclopédie coopérative où n'importe qui peut tout modifier mais en laissant sa trace. Sur le site de Libération, plusieurs messages vengeurs se réfèrent à l'encyclopédie pour casser du sucre sur le dos de la candidate socialiste. Puis un redresseur de torts purge Wikipédia du «gros» mensonge. Mais les partisans de Sarkozy ne désarment pas. De Nouméa, de Nanterre, entre autres, les trafiquants d'encyclopédie tentent de redorer le blason de leur candidat. Au total, l'encyclopédie a connu une cinquantaine de modifications entre mercredi soir et jeudi midi. Deux fois plus qu'en un mois ! La version anglaise de Wikipédia est, tout ce temps, restée en sommeil. Quand on dit que la bataille électorale se déroule aussi sur le Net.DEnis Delbecq
(1) fr.wikipedia.org
source: http://www.liberation.fr
04 mai 2007
Réchauffement climatique : un risque accru de pandémies ?
le réchauffement climatique va-t-il, entre autres conséquences, modifier la répartition géographique des insectes servant de vecteurs à des maladies infectieuses ? Le paludisme pourrait-il réapparaître en Europe occidentale, d'où il a disparu au XXe siècle ? Dans les pays en développement, des régions jusque-là indemnes seront-elles touchées par ces maladies ?
Selon le récent rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), "les projections des changements climatiques affecteront probablement l'état de santé de millions de personnes, particulièrement celles à faible capacité d'adaptation". Parmi les mécanismes en cause, les experts pointent "la modification de la répartition spatiale de certains vecteurs de maladies infectieuses".
Jusqu'à l'épidémie de chikungunya qui a frappé en 2006 l'océan Indien, et notamment l'île de La Réunion, la renommée du moustique Aedes albopictus ne dépassait pas le cercle des entomologistes. Ceux-ci considéraient d'ailleurs qu'il n'était pas le meilleur vecteur des arbovirus - ensemble de virus transmis par des moustiques ou des tiques, comme le chikungunya. Avant 1980, A. albopictus était présent en Asie du Sud et du Sud-Est, au Japon et dans l'océan Indien. Depuis 1980, il s'est étendu à la Chine, à l'Océanie, au bassin méditerranéen - sud de la France compris -, en Afrique (Nigeria et Cameroun) et à une partie du continent américain, dont les Etats-Unis.
L'équipe de Didier Raoult (CHU La Timone, Marseille) indiquait, dans le New England Journal of Medicine du 22 février, qu'à l'image de l'émergence en 1999 du virus West Nile aux Etats-Unis, "le virus chikungunya pourrait s'établir dans n'importe laquelle des zones tropicales ou tempérées où A. albopictus est présent aujourd'hui, ou dans celle où il migre".
Simon Hales et ses collègues de la faculté de médecine de Wellington (Nouvelle-Zélande) ont réalisé une modélisation de la dengue, maladie virale transmise par un vecteur la plus répandue au monde, pour laquelle il n'existe ni traitement efficace, ni vaccin. En 1990, près de 30 % de la population mondiale vivaient dans une région où le risque de transmission de la dengue était de 50 %. En 2085, avec les modifications prévisibles touchant les populations et le climat, plus de la moitié des habitants de la planète, soit 5 à 6 milliards d'individus, seraient exposés au risque de dengue, contre 35 % si le climat ne se modifiait pas.
Depuis les années 1970, le paludisme s'est largement développé dans une grande ville comme Nairobi (Kenya), pourtant située à plus de 1 600 m d'altitude. A quoi faut-il attribuer cette extension vers des zones habituellement exemptes et dont les habitants ne sont que faiblement immunisés contre elle ? Est-elle imputable au réchauffement climatique ou à d'autres facteurs - insuffisance des campagnes de démoustication, apparition de moustiques résistant aux insecticides ou mouvements de population ? Toute la difficulté réside dans l'incapacité à différencier ces différents paramètres qui, de plus, ne s'excluent pas.
Jean-Pierre Besancenot, du Centre de recherches de climatologie à l'université de Bourgogne, écrivait en 2000 : "Si en 1990, 45 % de l'humanité vivaient dans des régions où sévit le paludisme, le taux pourrait atteindre 60 % dans un demi-siècle, du double fait de l'élargissement de la zone impaludée et de sa forte croissance démographique." En 2001, dans le Bulletin de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), quatre experts passaient en revue l'impact du changement climatique sur les maladies à transmission vectorielle. Soulignant la différence entre les variations du climat au fil des saisons et l'évolution des tendances de fond, ils se gardaient de conclure hâtivement : "Alors que l'impact de la variabilité climatique sur les maladies à transmission vectorielle est relativement facile à déceler, il n'en est pas de même des modifications à long terme du climat, beaucoup plus lentes. Il est possible que les populations humaines s'adaptent à ces modifications pour en réduire l'impact. Par exemple, sur les hauts plateaux africains, le paludisme pourrait progressivement se stabiliser, ce qui conduirait à une diminution des épidémies."
Entomologiste médical et spécialiste de la dengue, Paul Reiter (Institut Pasteur, Paris) est plus sceptique que d'autres experts sur l'impact du changement climatique. Il ne le conteste pas, mais il regrette des "positions militantes". Il met en avant le fait que le virus ou le parasite, le vecteur et l'homme, sans oublier un éventuel réservoir animal, forment un système complexe où les interactions sont nombreuses et les équilibres instables. L'augmentation de la température peut avoir localement des effets paradoxaux : augmenter le taux de transmission de l'agent infectieux par son vecteur ou diminuer le taux de survie de ce vecteur.
Les divergences des experts n'empêchent pas qu'ils s'accordent sur le fait que l'ensemble des activités humaines a des répercussions sur les maladies infectieuses transmises par des vecteurs. Certaines par le biais du climat, ce dernier n'étant pas l'unique paramètre.
Paul Benkimoun
Article paru dans l'édition du 20.04.07.
LE MONDE
03 mai 2007
résultats nba
San Antonio Spurs - Denver Nuggets : 93 - 78
(San Antonio remporte la série 4 à 1)
Les Spurs sont donc dispensés de retourner à Denver. Ils sont d'ores et déjà qualifiés pour les demi-finales de la conférence ouest. Mal engagés après avoir perdu leur premier match sur leur parquet, les Spurs ont su reprendre les choses en main et enchaîner quatre victoires consécutives. Tim Duncan a montré la voie à son équipe avec 23 points et 12 rebonds. Tony Parker a lui inscrit 16 points, 10 passes décisives, et trois rebonds en 35 minutes de jeu. Michael Finley a réussi 8 tirs à 3 points sur 9, il égale le record du nombre de 3 points inscrits en série de play-offs et termine la rencontre avec 26 points. A Denver, Carmelo Anthony s'est à nouveau distingué avec 21 points et 7 rebonds et Yakhouba Diawara fait une courte apparaition d'une petite minute. Les Spurs affronteront les Suns, vainqueurs des Lakers, en demi-finale.
Phoenix Suns - LA Lakers : 119 - 110
(Phoenix remporte la série 4 à 1)
Les Suns n'ont pas vraiment battu les Lakers à plate couture, mais ils sont parvenus à suffisamment les bousculer pour remporter leur série 4 à 1. Côté Suns, Amare Stoudemire (27 points, 16 rebonds) et Shawn Marion (26 points) ont vite offert un nombre confortable de points d'avance à leur équipe. Les Lakers accusaient déjà 15 points de retard dans le 2e quart-temps. Chez les Lakers, la révolte engagée par Lamar Odom (33 points, 10 rebonds), Kobe Bryant (34 points, 4 rebonds) et Ronny Turiaf (12 pts, 10 rbds) est intervenue un peu trop tard pour inverser le cours des évènements. A 6 minutes de la fin de la rencontre, les Suns menaient 109 à 93 après une belle série de dunks de Shawn Marion. Les Suns peuvent maintenant se concentrer sur leur demi-finale.
source: http://www.lequipetv.fr
Qui suis-je ? - sarkozy
Indice : aucun, mais vous aurez vite compris...
Issu d'une famille hongroise qui a collaboré avec le régime Nazi
durant la guerre (vraies archives de la "Stasi ") et qui a fui la
Hongrie pour éviter le jugement pour collaboration.
Dans ma jeunesse je participe à des manifestations contre les
étudiants grévistes à la solde d'un mouvement qualifié de
"révisionniste" (Ordre Nouveau).
Je ne peux pas être le candidat de la «rupture» ou de la
«nouveauté»... La politique j'y suis rentré sous Giscard ! Il y a
30 ans ! J'ai été ministre, député, maire, président de Conseil
Général Manipulateur ? Je ne suis pas ...! Quelquefois c'est vrai.
Lors de la catastrophe de Tchernobyl j'étais "le" délégué
Inter-ministériel au nucléaire, qui a mis en place une campagne
d'information ou de "désinformation" sur le nuage de Tchernobyl =
STOPPÉ net aux frontières de la France. J'ai toutefois pris soin de
ne pas faire apparaître cet épisode de ma vie politique dans ma
biographie officielle sur le site Internet du ministère de
l'Intérieur.
Ministre de l'économie durant une partie du gouvernement Raffarin,
j'ai défendu la rigueur et la baisse des dépenses publiques en
profitant de la décentralisation de Jean-Pierre..."Oh le con !
trahir n'est pas mon problème, seul le résultat compte".
J'ai réalisé l'ouverture du capital d'EDF-GDF et me suis engagé à
ce que jamais ces entreprises ne soient privatisées devant les
député(e) représentants du peuple à l'Assemblée Nationale... ...
Mais... comment dire oui... j'ai renié cet engagement en 2006 et
voté pour une privatisation de GDF et la fusion avec Suez, mais
attendez, trop d'ami (e)s de l'UMP voulaient voir la coupe du monde
de football en Allemagne billets offerts par Suez..., alors je peux
mentir un peu...
Ministre de l'Intérieur depuis 2002, j'ai mis en place de
nombreuses lois liberticides et j'ai réussi à faire exploser
l'insécurité (ce qui a permis à LE PEN d'être au second tour...) ;
je profite (+ 8 % environ d'augmentation d'atteintes aux personnes.
La baisse n'est due en grande partie qu'à la baisse du vol de
voitures, mieux protégées par les constructeurs).
Je suis indirectement responsable du déclenchement de la révolte
des banlieues en 2005 par ma politique répressive et des propos qui
auraient été insultants envers les jeunes habitants de ces
banlieues ? FAUX, ...enfin, bon... oui j'ai affirmé que les
policiers n'étaient pas en cause... ; un enregistrement prouve le
contraire et alors ? Ils sont mis en examen?
No Comment..
J'ai mis en place la loi CESEDA qui organise l'immigration choisie
au profit des capitalistes et j'ai mené la chasse aux enfants, les
expulsant avec, parfois, des séparations... ; c'est pas grave, ce
sont des étrangers : Portugais, Espagnol... quoi ? Non pas cela...
des gens du Continent africain... (avant d'aller chercher les
étrangers dans les écoles comme mardi 20/03, les policiers allaient
les cueillir aux distributions des Restos du Coeur, comme à Bastille
fin janvier).
J'ai fait obtenir la Légion d'Honneur à un de mes amis qui se
trouve être un maire d'extrême-droite condamné à plusieurs reprises
pour incitation à la haine raciale. Mais bon, il n'a pas mis le
bras droit en avant et fait " Zig Nico". D'ailleurs mon plus proche
conseiller politique, Patrick Devedjian, est l'un des membres
fondateurs d'Occident (avec Roger Holeindre, conseiller à la
sécurité de Le Pen et ancien de l' O.A.S.), ancien groupe
d'extrême-droite terroriste et antisémite (Gérard Longuet, autre
conseiller proche, en était également. Ce mouvement a été interdit
par les gouvernements de de Gaulle, Pompidou et VGE).
En parlant du borgne, je lui ai piqué un de ses slogans : « la
France, tu l'aimes ou tu la quittes ». Manger dans l'assiette
pourrie du voisin je m'en fous, seul le résultat compte. D'ailleurs
je peux me vanter d'avoir la sympathie de l'électorat du Front
National (sondage TNS Sofres).
Je suis un fervent partisan des États-Unis, de George Bush, et les
néo-conservateurs américains m'apprécient beaucoup (soutien écrit).
Je suis pour la guerre en Irak et je suis venu apporter mon soutien
à mon ami Georges Bush. Je me suis fait photographier lui serrant
la main (photo qui rappelle la sinistre poignée de main entre
Pétain et Hitler) et, pour paraître plus grand, j'ai fait modifier
cette photo (pratique qui rappelle les modifications de photos dans
un but de propagande réalisées par Staline et Mao Tsé Dong).
Lors de l'affaire Clearstream, j'étais au courant dès le début que
mon nom était présent dans le « listing », liste que j'ai eue en
main propre...mais j'ai laissé faire dans le but d'apparaître comme
une victime, cela gagne de la sympathie dans l'Audimat.
J'ai déclaré que je souhaitais voir «pendus à un crochet de
boucher» ceux qui ont mis mon nom sur les listings. Bon, une phrase
empruntée à une "référence", Hitler, qui lui aussi voulait voir
«pendus à un crochet de boucher» ceux qui ont organisé l'attentat
manqué contre lui... ; ceci est aussi véridique que le reste !
Il y a quelque mois, avide de prestige, j'ai dévoilé à la T.V.
qu'une opération d'arrestation de terroristes allait avoir lieu ;
ainsi, j'ai risqué de faire échouer cette arrestation et mis la vie
des fonctionnaires de la DST et du RAID en danger...
Oui ! le peuple doit être soumis par les radars ; certains perdent
travail, argent, mais enfin la rentrée fiscale est trop
importante... Mais bon prince "totalitaire", je vais modifier très
légèrement le statut, ...pour les plus riches d'entre vous, pas les
routiers ! ..ainsi ils pourront racheter un peu plus facilement
leurs points perdus, argent comptant bien sûr! Un mendiant te
remercie-t-il autant si tu lui donne 50 centimes que 200 ???
Lors d'une visite "électorale" en Corse, à vos frais, pauvres
contribuables, j'ai utilisé pour moi le seul hélicoptère de l'île.
Chirac l'a fait aussi.... Cependant un enfant s'est gravement
blessé le même jour en randonnée, et il est mort (information de
Corse matin) ; il n'a pas pu être emmené aux urgences à temps,
j'avais l'hélicoptère ; une vie, pour un peu plus d'arrogance
......... facture 1 000 € HT/par heure.
Je suis, je suis...
Son nom est impossible à écrire : trop de honte sur lui.
Seuls 4,5% de la population sont au courant ; avec l'aide de
l'Internet
prés de 40% le seront avant l'élection.
02 mai 2007
Rappel historique - "l'homme providentiel" - sarkozy
Rappel historique - "l'homme providentiel"
En 1933, à la suite d'une élection démocratique, Hitler accédait au pouvoir dans une Allemagne rongée par la crise économique, où les citoyens ordinaires avaient subi un appauvrissement sans précédent à cause d'un chômage massif et d'une inflation galopante, créant dans l'opinion un sentiment d'amertume et le désir d'un changement fort pour remettre l'Allemagne sur la bonne voie.
Hitler était alors perçu comme "l'homme providentiel", le seul ayant l'autorité et la détermination nécessaires. Il bénéficiait du soutien du patronat et des classes aisées, en même temps que d'une partie des classes populaires victimes de la crise. Le danger représenté par Hitler était alors complètement sous-estimé ou ignoré par les médias et par la majorité de "l'intelligentsia".
A l'issue de la seconde guerre mondiale, les Allemands ont durablement pris conscience des dangers du fascisme. Mais cette prise de conscience n'a pas eu lieu en France, où le régime fasciste de Vichy pouvait être considéré comme imposé par la défaite et l'occupation, et non véritablement choisi par les Français, alors qu'en réalité, les fascistes représentaient une force politique importante en France pendant les années 30, et le régime de Vichy bénéficiait d'un large soutien populaire. Mais les Français se sont dispensés de faire leur examen de conscience, et la "bête immonde" n'a pas été éradiquée dans les esprits comme en Allemagne. D'où la montée en puissance du Front National et l'actuelle dérive du principal parti de droite (l'UMP) vers l'extrême-droite.
Nous sommes aujourd'hui au 21è siècle, et le fascisme est de retour avec un nouveau visage. Il a évolué vers une forme "moderne", débarrassé de l'anti-sémitisme, mais en conservant les mêmes principes et les mêmes méthodes: autoritarisme, culte de la répression, mépris de la démocratie, propagation de la haine, désignation de boucs-émissaires, et absence de scrupules ("la fin justifie les moyens").
Ainsi, Nicolas Sarkozy n'est pas anti-sémite (au contraire), mais il est violent, rempli de haine, et ne supporte pas les opinions différentes de la sienne.
Autre caractéristique du fascisme, Nicolas Sarkozy ne cesse de stigmatiser des catégories de personnes en les désignant à la vindicte publique et en les utilisant comme boucs-émissaires:
- les jeunes des banlieues (les "racailles", à nettoyer au "karscher")
- les "assistés"
- "ceux qui se lèvent tard"
- les "soixante-huitards" et l'esprit de Mai 68 (cause de tous les maux de la France selon Sarkozy)
- les syndicalistes ("ces braillards", comme il dit)
- les défenseurs des droits de l'homme, qu'il appelle avec mépris les "droits-de-l'hommistes"
Ce n'est pas un hasard si l'édition italienne du livre de Sarkozy a été préfacée par Gianfranco Fini, le leader de l'Alliance Nationale, précédemment dénommée MSI, le parti fasciste mussolinien dont l'Alliance Nationale a conservé le logo, une flamme tricolore aux couleurs de l'Italie (un logo repris et mis aux couleurs de la France par le Front National).
Et ce n'est pas un hasard non plus si Nicolas Sarkozy est la deuxième personnalité préférée des électeurs du Front National après Jean-Marie Le Pen.
Une personnalité inquiétante
Son ambition dévorante, sa soif de pouvoir, le fait qu'il ne pense qu'à son intérêt personnel, sa démagogie, son mépris de la démocratie, son intolérance et sa haine font de Nicolas Sarkozy un danger majeur si il est élu. Sa soif de pouvoir est d'autant plus inquiétante qu'il a déclaré vouloir modifier la constitution pour étendre les pouvoirs présidentiels.
Les observateurs objectifs qui ont approché Sarkozy disent qu'il émane de lui de la violence. Anecdote révélatrice, lorsque Nicolas Sarkozy a été mis en cause par une manipulation dans l'affaire Clearstream, il a dit "je trouverai le responsable et je le pendrait à un croc de boucher".
Comme il l'a souvent montré à l'Assemblée Nationale ou à Argenteuil, Nicolas Sarkozy est un violent, et il gouvernera avec brutalité, "à la cravache", il dressera les uns contre les autres, et le résultat sera une guerre civile. Les 5 semaines d'émeutes qu'il a déjà provoqué en 2005 ne sont qu'un avant-goût de ce qui arrivera si il s'empare du pouvoir.
Il est alors probable qu'il utilisera le soulèvement populaire comme prétexte pour prendre les pleins pouvoirs, comme l'article 16 de la constitution le permet lorsque "l'indépendance de la Nation, l'intégrité de son territoire ou l'exécution de ses engagements internationaux sont menacés d'une manière grave et immédiate et que le fonctionnement régulier des pouvoirs publics constitutionnels est interrompu".
Ce qu'il a fait - Le bilan de Sarkozy
- Baisse en trompe l'oeil de la délinquance, qui masque une hausse sans précédent des violences aux personnes. Cette hausse est de 20% en moyenne nationale mais elle atteint 70% dans certains départements.
- Primes au rendement pour les policiers, les encourageant ainsi à une répression hystérique, disproportionnée, avec gardes à vues injustifiées, et tolérance zéro pour les automobilistes.
- Transformation des policiers en cow-boys agressifs qui se croient tout permis; hausse sans précédant des bavures et des violences policières.
- Généralisation du flashball et introduction du taser
- Recul sans précédent des droits de l'homme en France, dénoncé par Amnesty International et la Ligue des Droits de l'Homme. Transformation de la France en un état policier oppressant.
- Remplissage des prisons sans se soucier un instant des conditions de détention crées par la surpopulation carcérale (violence entre détenus, viols, suicides, propagation du sida et de la tuberculose). Par sa politique ultra-répressive, Sarkozy a créé une situation catastrophique dans les prisons, une situation indigne d'un pays qui prétend respecter les droits de l'homme et qui donne des leçons au reste du monde à ce sujet.
- Propos irresponsables et haineux qui, combinées aux violences policières et à la "tolérance zéro", ont provoqué une insurrection des banlieues pendant 5 semaines.
- Privatisation partielle d'EDF
- Fausse promesse que GDF ne serait jamais privatisé.
Ce qu'il fera - Le vrai programme de Sarkozy
- Baisse des impôts pour les riches et pour les entreprises, creusant encore plus le déficit public et l'endettement de la France, une mesure purement idéologique et totalement irresponsable.
- Démantèlement du droit du travail, CPE pour tout le monde, précarité généralisée, avec une licenciement possible pendant 2 ans, sans justificatif ni recours.
- Retraite à 70 ans, et encouragement des retraites privées (fond de pension) pour ceux qui souhaitent partir plus tôt à la retraite et dans de meilleures conditions
- Semaine de 48 heures (alignement sur la norme européenne), et autorisation des heures supplémentaires jusqu'à 70 heures par semaine (opt-out, comme en Angleterre)
- Suppression des charges sociales sur les heures supplémentaires, ce qui encouragera les entreprises à recourir aux heures supplémentaires plutôt qu'embaucher
- Obligation d'effectuer un "travail d'utilité collective" (des travaux forcés payés moins que le SMIC) pour les bénéficiaires de minima sociaux
- Restauration du service national obligatoire pour les jeunes
- Adoption de la constitution européenne par le parlement, sans consulter les Français par référendum
- Privatisation d'EDF, de la SNCF, de la Poste. ANPE remplacée par des agences privées pour le placement des chômeurs.
- Autorisation des OGM. (Nicolas Sarkozy est le seul candidat à la présidentielle à ne pas s'être engagé à un moratoire sur les cutures d'OGM).
- Discrimination positive et encouragement du communautarisme
- Immigration choisie, c'est à dire appel à l'immigration quand le rapport entre l'offre et la demande sur le marché du travail est défavorable aux entreprises, risquant ainsi de les obliger à augmenter les salaires
- Suppression de la séparation des églises et de l'état, pour permettre aux lieux de culte d'être financées par l'argent du contribuable
- Réduction du nombre d'enseignants, réduction du budget de l'éducation nationale, l'argent restant devant être partagé avec les écoles privées (suppression de la loi Falloux)
- Augmentation du budget militaire pour renforcer les capacités de la France à participer aux guerres des Etats-Unis, au grand bénéfice des multinationales de l'armement, notamment Dassault (dont le PGD Serge Dassault est député UMP et sarkozyste convaincu), et Lagardère (dont le PDG Arnaud Lagardère est le parrain d'un fils de Sarkozy).
- Extension des pouvoirs présidentiels, au détriment du premier ministre et du parlement
- Généralisation des machines à voter, afin de pouvoir truquer les futures élections
- Modification probable du jeu électoral en autorisant à nouveau les entreprises à financer les partis politiques, et en légalisant les publicités politiques à la télévision (comme aux USA), afin de donner l'avantage au parti le plus riche, c'est à dire le plus favorable aux intérêts des multinationales afin de bénéficier de leur "générosité"
- Généralisation de la vidéosurveillance "intelligente", avec détection automatique des comportements interdits ou jugés suspects y compris pour les infractions anodines, comme allumer une cigarette dans un lieu public. La vidéosurveillance "intelligente" aura pour effet de multiplier les bavures policières (comme l'assassinat d'un jeune brésilien par la police à Londres après les attentats)
- Fichage des enfants dès la maternelle, pour repérer les "futurs délinquants".
(En tant que ministre de l'intérieur, Nicolas Sarkozy avait prévu de faire adopter cette mesure début 2007, mais il l'a finalement retirée à cause de la polémique qu'elle pouvait susciter avant l'élection présidentielle)
- Création de prisons privées, comme dans le film "Fortress". Aux Etats-Unis, un tiers des prisons sont déjà privées, et l'un des buts de la répression est désormais de gonfler les profits des sociétés qui gèrent ces prisons et qui sont rémunérées en fonction du nombre de prisonniers.
Et à plus long-terme:
- Arrestations préventives, comme dans "Minority Report", avec emprisonnement des personnes en raison des crimes qu'elles "pourraient commettre" en fonction de probabilités établies par la police grâce au recoupement des fichiers informatiques publics et privés. Ces fichiers enregistrent de multiples données qui permettent de presque tout savoir sur chaque individu (consommation, déplacements, fréquentations, situation professionelle, financière, familiale, santé, horaires et habitudes de vie, lectures et sites internet consultés, caméras de surveillance, etc)
- Utilisation du terrorisme comme prétexte pour rendre obligatoire le marquage de chaque citoyen avec une puce électronique insérée sous la peau et lisible par un scanner ou par satellite. (voir l'article sur les implants)
Avec Nicolas Sarkozy, vivre en France deviendra un cauchemar digne des visions les plus sombres de la science-fiction, comme "1984" de George Orwell ou "un bonheur insoutenable" d'Ira Levin. Une minorité de privilégiés vivront dans l'opulence et à l'abri de la répression, tandis que le reste de la population vivra dans la misère et dans la peur (peur de la répression, peur des délinquants, peur des attentats, peur de perdre son misérable emploi ou son logement).
Dévotion envers les Etats-Unis
Nicolas Sarkozy veut tuer l'âme de la France, un pays qu'il n'aime pas et qu'il veut rendre semblable au pays qui est son modèle: les Etats-Unis. Nicolas Sarkozy l'a dit à de nombreuses reprises: il veut en finir avec le modèle social français, lui préférant un modèle américain, caractérisé par une société inégalitaire, violente, et ultra-repressive.
Par ailleurs, Nicolas Sarkozy alignera la politique de la France sur celle des Etats-Unis et engagera la France dans les futures guerres américaines au Proche-Orient. A cause de la politique étrangère de Sarkozy, la France subira des attentats sanglants comme ceux de Madrid ou de Londres. Et ces attentats lui fourniront le prétexte pour réduire encore les libertés et parachever ce qu'il a commencé au ministère de l'intérieur: l'instauration d'un état policier fasciste.
Enfin, par son soutien inconditionnel aux Etats-Unis de Bush, Sarkozy se fait le complice des crimes de guerre américains, des tortures (à Guantanamo, en Afghanistan, en Irak, et dans les prisons secrètes), des assassinats de journalistes par l'armée américaine en Irak, ou de l'emploi de bombes au phosphore contre des civils irakiens. Complice aussi de l'utilisation d'obus et de missiles à uranium appauvri, de l'absence d'interdiction des mines anti-personnelles et des bombes à fragmentation, et du refus américain de ratifier le protocole de Kyoto sur les émissions de CO2.
La garde rapprochée de Sarkozy qui attend dans l'ombre
La "garde rapprochée" de Sarkozy est constituée par Brice Hortefeux et Christian Estrosi, ses fidèles depuis toujours. Il les a nommé à ses cotés au ministère de l'Intérieur, et ils seront récompensés par des postes-clé si Sarkozy arrive au pouvoir.
Tous les deux sont de véritables fascistes, encore pires que leur mentor. Sorte de Dick Cheney français, Brice Hortefeux n'aurait pas déparé au gouvernement de Vichy. Quant à Christian Estrosi, c'est un clone de Sarkozy avec l'intelligence en moins et les connexions "niçoises" en plus. (il est président du conseil général des Alpes Maritimes, un poste précédemment occupé par Jacques Médecin)
Brice Hortefeux sera probablement nommé ministre de l'intérieur, ce qui laisse présager le pire.
Candidat et ministre de l'intérieur
Pour la première fois dans l'histoire de la république française, un candidat à l'élection présidentielle est en même temps ministre de l'intérieur pendant la période qui précède les élections. Cette position donne à Sarkozy le contrôle de la police, des Renseignements Généraux, de la DST (contre-espionnage), mais aussi de l'organisation des élections.
Ayant tous les leviers nécessaires entre ses mains, il n'est pas impossible que Sarkozy les utilise pour espionner ces adversaires (c'est déjà fait, avec la surveillance de l'entourage de Ségolène Royal par les Renseignements généraux), pour truquer les élections, ou pour susciter des événements qui lui seraient électoralement favorables, par exemple des attentats islamistes.
Un ticket sans retour
Si Nicolas Sarkozy est élu, il généralisera les machines à voter, ce qui lui permettra de truquer les prochaines élections, comme Bush aux Etats Unis.
Les machines à voter sont une grave menace pour la démocratie, car elles sont facilement piratables par des virus informatiques destinés à modifier le comptage des votes, ou par le remplacement de composants par des versions truquées. De plus, les machines à voter signifient la fin de l'anonymat du vote, car l'électeur doit s'identifier par une carte magnétique qu'il doit insérer dans la machine pour valider son vote. Techniquement, rien n'empêche que les machines gardent en mémoire qui a voté quoi.
Nicolas Sarkozy s'est déjà déclaré favorable aux machines à voter. Les élections de 2007 risquent donc bien d'être les dernières élections démocratiques en France.
Portrait de Nicolas Sarkozy
Nicolas Sarkozy fait actuellement beaucoup d'efforts pour faire oublier qui il est vraiment. Voici donc un clip-mémo des ses principales actions et déclarations (cliquer sur le bouton play pour démarrer la vidéo)
Livres
"L'année du sang - un dictateur en France" de Christophe Ferré
Au début du XXIè siècle, une dictature s'installe en France...
Deuxième tour de l'élection présidentielle: un candidat populiste, qui a joué sur la peur dans les médias, est face à son adversaire, symbole du politiquement correct. Des attentats viennent d'ensanglanter la France. Une aubaine pour celui qui a fait de l'insécurité le thème majeur de sa campagne. Dans sa tête, sans jamais le dire, le candidat populiste n'a qu'un seul désir: instaurer une dictature d'un genre nouveau.
Extrait:
"22 avril. Cormoran sourit timidement en apprenant les résultats du premier tour de l'Élection. Il ne sait pas pourquoi il sourit. Il est heureux, et en même temps, il a peur, terriblement peur. Le destin frappe à sa porte. Tout ça est-il raisonnable?
Il pleut sur Paris, sur la France, sur les collines, les champs de blés, les forêts, les montagnes, les vallées, la mer ourlée de vagues. Il pleut sur les dunes de Gascogne. Il pleut sur les étangs de la Dombes. Il pleut sur Montélimar, sur Varennes, sur Sisteron, sur Brienne-le-Château. Il pleut sur la baie de la Somme. Il pleut sur Nice. Il pleut sur Chambord et les citadelles cathares. Il pleut sur les ajoncs d'Armorique et les bruyères d'Ardèche. Il pleut sur les jonquilles fraîches dans le printemps nouveau. Il pleut depuis une semaine, ça ne s'arrête pas. La France se noie dans la pluie fine. On dirait que le ciel a voulu s'y mettre lui aussi, il a voulu tout gâcher, tout brouiller.
Cormoran est triste. Pourquoi? Il ne devrait pas. Il devrait fêter ça. Se retrouver au second tour de l'Élection, c'était un rêve fou, depuis des années. Depuis sa naissance? Devenir l'Élu suprême. Le pouvoir est à portée de main."
"La France d'après" (collectif)
"La France d'après" est une fiction d'anticipation sur l'après mai 2007. 17 auteurs de littérature noire y ont contribué. Ce livre, qui est leur sombre description d'une France qui serait dirigée par Nicolas Sarkozy, est paru jeudi 8 mars aux éditions Privé.
"Misère du Sarkozysme : Cette droite qui n'aime pas la France" de Paul Ariès
Le sarkozysme n'est pas que Sarkozy, ni tout Sarkozy. Courant politique largement importé, il est la version française de la contre-révolution néo-conservatrice qui a déjà triomphé dans de nombreux pays. En rupture avec la tradition républicaine, il réalise une synthèse entre la vieille droite orléaniste, ralliée à la république faute de mieux, et le néo-conservatisme, étranger à toutes les traditions politiques et philosophiques libérales françaises: la droite française ne serait jamais assez à droite car notre tradition libérale serait un faux libéralisme. Sorte de revanche par procuration de la France de l'Ancien Régime, le sarkozysme ne cesse de rêver que la nation se brouille avec Marianne pour se jeter dans les bras de Marie. Le jeu dangereux de Sarkozy envers un certain islam n'aurait-il d'autre but que de remplir les églises, d'importer en France la thèse du "choc des civilisations" et de revoir nos alliances stratégiques? Sarko l'Américain et Sarko l'Israélien ont un seul but: s'en prendre à la "grandeur" de la France. Le sarkozysme n'est pas seulement une " droite décomplexée ", mais une droite qui n'aime pas la France telle qu'elle résulte de son histoire. Véritable machine de guerre contre nos valeurs, il n'aurait de cesse, au pouvoir, de virtualiser encore davantage la Liberté, l'Egalité et la Fraternité pour les remplacer par sa propre devise: Travail, Respect, Patrie. Le sarkozysme emportera tout sur son passage: notre modèle social, construit au cours du XXe siècle, mais aussi la République née de 1789 et, avec elle, l'histoire presque millénaire de notre Etat-nation. La droite française doit se ressaisir pour que Nicolas Sarkozy perde dans son camp. Il faut aussi que la gauche redevienne enfin capable de vivifier ses propres valeurs pour lui opposer, avec une autre mémoire, un autre futur.
"Lettre ouverte à Nicolas Sarkozy, ministre des libertés policières : Candidat à la Présidence de la République" de Jean-Jacques Reboux
Ce livre est le cri d'alarme d'un citoyen, lancé au nom de toutes celles et ceux qui ont été un jour victimes de violences policières, ou qui pourraient le devenir (car cela peut arriver à n'importe qui), à propos de quelques questions essentielles sur l'avenir des libertés dans la République. Il comprend un glossaire intitulé : "De la police, de ses coutumes, de son répertoire, et des différents moyens offerts par la société au citoyen pour se protéger des abus de certains de ses membres dévoyés". Le 24 juillet 2006 dans le 17e arrondissement de Paris, à la suite d'un banal contrôle routier, ayant contesté un PV sanctionnant une infraction imaginaire, j'ai été violemment interpellé puis conduit au commissariat, menotté aux poignets et aux chevilles, après m'être entendu dire par un des 12 policiers présents: "T'as de la chance qu'il soit pas président!" Cette menace, allusion directe au ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, candidat à l'élection présidentielle de 2007, fait froid dans le dos. C'est pourquoi j'ai décidé d'écrire a ce ministre, qui ne rate pas une occasion, lorsqu'il est question d'insécurité et de délinquance, de jeter la pierre à la "racaille" aux "voyous", aux "juges laxistes", mais se soucie bien peu de la dignité des victimes quand la violence qui leur est faite relève de la responsabilité de policiers en uniforme, citoyens au-dessus des lois, protégés parles séquelles nauséabondes d'une raison d'Etat indigne de notre République.
"Le petit démagogue : Nicolas Sarkozy et les neuf règles de base de la démagogie efficace" de Jean-Luc Porquet
Il a un bagout d'enfer. Avance à coup de scandales. Attise les peurs et promet de la poigne. Reste insensible aux faits. Et se prend pour le sauveur. Nicolas Sarkozy est notre nouveau démagogue.
Depuis toujours, les démagogues appliquent la même poignée de recettes pour mener les peuples par le bout du nez. Des recettes que Sarkozy, toujours à l'affût des dernières trouvailles en matière de communication, ne cesse de perfectionner. Jean-Luc Porquet les expose et les décortique ici. Et montre comment elles ont déjà beaucoup servi, en dressant les portraits de neuf démagogues illustres, du Grec Cléon au tonitruant Poujade, en passant par la passionaria Evita Peron, le général Boulanger, le terrible moine florentin Savonarole. Et bien sûr Jean-Marie Le Pen, dont Sarko affirme haut et fort vouloir récupérer l'électorat... mais à qui il a déjà emprunté des idées et des postures.
En ces temps où le petit démagogue ne cesse de manipuler l'opinion sous prétexte de "parler vrai", cet ouvrage incisif et décapant invite, tout simplement, à lui rire au nez.
"Traité de démagogie appliquée : Sarkozy, la récidive et nous" de Serge Portelli
La démagogie, ce n'est pas flatter le peuple, c'est l'abaisser. L'histoire est pleine de ces flagorneurs-là, prêts à tout pour asseoir leur popularité et forcer leur succès. Le mal est ancien, c'est le corollaire d'une démocratie qui dépérit. En décembre 2005, en plein couvre-feu, est votée une loi sur la récidive. La peur du crime a toujours été l'un des terrains favoris des populistes. Fondé sur une falsification de la réalité et de la pratique des tribunaux, sur une méconnaissance totale de ce qu'est la récidive, ce texte ne sert qu'à alimenter un discours électoraliste: celui du ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy. Ce livre décortique, à travers l'exemple de cette loi inutile et bête, cas parfait de la démagogie en marche, la méthode Sarkozy, médiatique et sournoise.
"Nicolas Sarkozy, enquête sur un homme de pouvoir" de Frédéric Charpier
Sa vie, son action politique, ses idées. Tout semble limpide chez Nicolas Sarkozy. L'homme ne cache rien, il est direct, spontané, énergique... Ce portrait flatteur résulte avant tout du formidable système médiatique que Nicolas Sarkozy a déployé autour de lui. Jamais les médias n'auront à ce point contribué à créer, en France, un homme politique, à tracer et à nourrir son destin, à fabriquer sa légende et sa popularité. Mais surexposition médiatique ne rime pas forcément avec transparence. Qui est le véritable Nicolas Sarkozy? Un authentique réformateur ou un manipulateur sectaire? Qui sont les hommes qui l'entourent et qui l'inspirent? Enfin et surtout, quelles sont réellement ses idées? Son bilan est-il bien celui qu'il met en avant? Une enquête fouillée, un livre sans concessions, indispensable en prévision des futures élections présidentielle.
"Nicolas Sarkozy, La fringale du pouvoir" de William Emmanuel
Dans une France déboussolée, Nicolas Sarkozy se présente comme un homme de rupture, un homme nouveau qui promet de faire de la politique autrement. Cette démarche paraît séduire l'électorat - qui le place très haut dans les sondages - et les médias qui semblent le découvrir alors qu'il fréquente les allées du pouvoir depuis le milieu des années 1970. Il est donc temps de se pencher sans a priori sur le parcours d'un homme qui rêve de s'installer à l'Elysée. Qui est ce gros travailleur et bon orateur, qui a longtemps bluffé Jacques Chirac auquel il a voulu ressembler, avant de le délaisser pour rejoindre Edouard Balladur et qui, depuis, se pose en adversaire? Par quoi est animé cet élu pressé et obsédé par le pouvoir, cet avocat de formation qui n'hésite devant aucun effet, quitte à mettre en scène sa vie privée, pour parvenir à ses fins? Quel est, en outre, le bilan du ministre certainement le plus médiatisé de la Ve République? Existe-t-il un hiatus entre ses promesses et les faits? Comment juger son parcours? Qui l'entoure? Privilégie-t-il la communication à l'action? Autant de questions étudiées avec impartialité dans cette enquête biographique à la fois passionnante et fournie. Un livre ni opposé ni partisan, qui délivre les clefs permettant de comprendre le véritable Nicolas Sarkoz.
"Sarkozy, mode d'emploi" de Noël Mamère
C'est un séducteur professionnel. Cela se voit, cela se chuchote, cela s'entend, cela se dit. [...] Son objectif, il le répète avec un aplomb désarmant, est d'accéder à la fonction suprême. Son rêve de toujours : devenir président de la République. A vingt ans, il le confessait déjà à ses proches. La cinquantaine passée, il n'a jamais été aussi près du saint Graal. Pour s'en emparer tous les moyens sont bons. La démagogie, la stigmatisation, l'esbroufe. Or l'homme a des idées, un projet, une stratégie, du charme aussi. Ce en quoi il est dangereux. Et, pour hypnotiser les Français en leur annonçant jour après jour que tout va changer grâce à lui, il n'a pas son pareil. Il manie le langage et la société du spectacle avec une virtuosité éprouvée, au sujet de la lutte contre la délinquance, de la double peine, de la justice, des discriminations, de la sécurité ou de la place des religions dans la cité. Chantre d'une France propre qui nettoie les banlieues au Kärcher, il annonce son intention d'assainir la Corse et de remettre au pas les juges. Ainsi Sarkozy revisite-t-il le populisme... Mais "l'effet Sarkozy", qui fonctionne si bien auprès de nombreux Français, déçus par leurs représentants politiques et sensibles à la peur instrumentalisée par le ministre de l'Intérieur, n'est qu'une bulle. Non seulement les lois que Sarkozy a fait voter par sa majorité sont liberticides, mais, sous le manteau des (fausses) évidences, ses projets le sont encore plus. Tout simplement, Sarkozy n'est que le tenant d'une droite dure, qui puise son inspiration dans les méthodes des trois B, de Bush, Blair et Berlusconi. Il est temps que des voix s'élèvent pour dénoncer cette imposture. Noël Mamère démonte ici, avec brio et conviction, les moyens et les objectifs d'un " bluff d'Etat permanent ".
playoffs nba, le point
dans la conférence ouest les mavericks reviennent dans la course apreès leur victoire 118-112 contre les warriors de golden state, les toronto raptors reviennent eux aussi après une victoire 98-96 contre les nets de new jersey.
les houston rockets mènent 3-2 contre les jazz de utah, les phoenix suns mènent 3-1 contre les los angeles lakers, les san antonio spurs mènent 3-1 contre les denver nuggets, les détroit pistons ont élliminés les orlando magics 4-0, la grosse surprise des bulls de chicago qui ont balayés les miami heat 4-0 (incroyable et sans michael jordan ;-), les cavaliers de cleveland battent eux aussi 4-0 les washington wizard, affaire à suivre ...
30 avril 2007
parents, pourquoi voter ségolène
dites vous bien que si sarko avait été au pouvoir au moment des attentats du 11 septembre, vos enfants seraient encore en irak à combattre pour les pétrodollars de georges ou a chercher benladen en mob ...
papakarlos
Le Marché de la faim, le début de la fin ?
Le cinéaste autrichien Erwin Wagenhofer a détourné le slogan de la firme semencière Pioneer (“We feed the world”), titre original de son documentaire, pour lancer une virulente attaque contre les multinationales de l’agro-alimentaire qui mènent le monde à sa perte.
Sur le fond, Le Marché de la faim d’Erwin Wagenhofer ne dit rien de neuf. On sait depuis belle lurette que la richesse des pays du Nord n’est possible qu’en organisant le pillage des pays du Sud. En d’autres termes, notre très confortable train de vie est bâti sur la misère des peuples du Sud. Abondance et gaspillage chez les uns. Malnutrition et mauvais soins pour les autres.
850 millions de personnes sont gravement sous-alimentées sur Terre. Paradoxe édifiant, 70% de ces gens sont paysans... En 2006, le rapport mondial sur l’alimentation du FAO (Food and Agriculture Organisation) a montré que l’agriculture mondiale pouvait pourtant nourrir douze milliards de personnes. Donc le double de la population actuelle du globe. Cherchez l’erreur. La faim n’est donc pas une fatalité. Jean Ziegler, rapporteur spécial de l’ONU sur le droit à l’alimentation, affirme sans détour qu’« un enfant qui meurt aujourd’hui de faim est en fait assassiné ».
Erwin Wagenhofer part de chez lui pour étayer sa brutale démonstration. Chaque jour, 20% à 25% des pains cuits dans les fours des grandes chaînes de boulangerie de Vienne sont jetés. C’est l’équivalent de ce qui est consommé à Graz, la deuxième ville d’Autriche. Une partie de ces « déchets » est donnée aux cochons, le reste est dirigé vers des incinérateurs d’ordures.
Les rouages de l’agrobusiness sont meurtriers, générateurs d’injustices sociales et de pollutions sans nom. Arrêt du réalisateur sur Almeria, en Espagne, où des serres s’étendent sur 35 000 hectares pour produire les fruits et les légumes vendus dans les supermarchés européens. Heu, c’est quoi cette boule rouge qui pousse dans de la laine de roche enrichie avec des substances nutritives ? Réponse : une tomate voyageuse sans saveur qui fait 3 000 kilomètres en camions pour arriver dans nos assiettes !
Virée au Brésil, l’un des géants agricoles, qui produit plus de 100 millions de tonnes de céréales par an pour nourrir des batteries de poulets chétifs en Europe. De ce fait, depuis 1975, la forêt amazonienne a perdu l’équivalent de la surface de la France et du Portugal pour développer des champs de soja qui ne profitent pas à la population locale. Sur 181 millions de Brésiliens, 44 millions sont gravement et en permanence sous-alimentés. Une situation totalement insupportable. Et puis faut-il vraiment détruire les forêts primitives d’Amérique du Sud (si indispensables à l’équilibre climatique planétaire déjà très malmené) pour alimenter nos élevages de volailles ?
Le film d’Erwin Wagenhofer est édifiant pour celles et ceux qui ignoraient encore les ravages de l’agriculture industrielle, les dangers des manipulations génétiques, le cynisme des multinationales de l’agroalimentaire, les enjeux des manipulations politiques et financières... Il ne s’agit pas que d’un film supplémentaire sur la « malbouffe ». Wagenhofer veut aussi mettre le doigt sur ce qui fonde la philosophie des adeptes de l’ultra-libéralisme. C’est quoi le libre échange vanté par les cohortes de politiciens véreux ? De quelle « liberté » parle-t-on quand elle concerne le club très fermé des groupes mondiaux qui nous empoisonnent et qui affament les pays pauvres en prétendant nourrir le monde ? Cette « liberté » ressemble en fait à la liberté du loup dans la bergerie...
Exemple avec l’interview de Peter Brabeck, PDG de Nestlé (leader mondial de l’eau en bouteille). Quand il dit « l’eau est une denrée alimentaire et, comme toute denrée, elle a une valeur marchande », nous sommes en droit de protester. Il est temps de stopper tous ces capitalistes prédateurs qui seront bientôt capables de nous vendre l’air que nous respirons.
Au cœur de l’horreur alimentaire, que deviennent le pêcheur de Concarneau, le cultivateur de maïs mexicain, le paysan sénégalais ? Sur 52 pays africains, 37 sont presque exclusivement agricoles. Grâce aux subventions et aux aides à l’exportation attribuées aux agriculteurs des pays du Nord, on vend sur les marchés africains des légumes et des fruits italiens, français, portugais ou espagnols à la moitié du prix des produits autochtones. Les familles africaines peuvent travailler nuits et jours, elles n’arriveront jamais à avoir le minimum vital. Ensuite, il ne faut pas s’étonner si des milliers de jeunes africains, réfugiés de la faim, risquent leur vie dans l’océan pour débarquer en Sicile ou aux Canaries.
Longtemps, les écologistes (au sens large) ont été étiquetés « utopistes » parce qu’ils remettaient en cause la société de consommation en proposant une société alternative solidaire, égalitaire, libertaire, respectueuse des hommes et de l’environnement. En fait, ces écologistes étaient et restent réalistes.
Aujourd’hui, les vrais utopistes sont les apôtres du libéralisme sauvage qui pensent qu’on peut continuer à vampiriser la nature sans menacer à brève échéance toute forme de vie sur Terre. Stop. Nous allons droit dans le mur.
Les humains doivent ouvrir les yeux et vivre autrement en changeant radicalement leurs comportements, en rééquilibrant les rapports Nord/Sud. Il ne s’agit même plus d’un débat idéologique, mais d’une nécessité absolue. Il va donc falloir choisir très rapidement entre deux voies. Laquelle choisirons-nous ici ? La décroissance ou la mort ?
Le Marché de la faim, documentaire d’Erwin Wagenhofer (1h36). Le site officiel du film : http://www.we-feed-the-world.fr/ Vous y trouverez des interviews, des liens et les dates de projections-débats animées par diverses associations, un dossier pédagogique préparé par Zéro de conduite…
En collaboration avec Max Annas, Erwin Wagenhofer sort également le livre Le Marché de la faim chez Actes Sud (192 pages). 20€.
On peut lire aussi le livre de Jean Ziegler, L’Empire de la honte, aux éditions Fayard (2005, 323 pages). 20€. C’est l’ouvrage qui a inspiré le film d’Erwin Wagenhofer.

par Paco
source: http://www.lemague.net

