24 mars 2006

groupe de travail

Cher Camarade,
Le 21 septembre 2001 survenait la catastrophe d’AZF Toulouse. Nous étions quelques uns au sein de la fédération, salariés, anciens salariés d’entreprises à risques (Entreprises SEVESO, centrales nucléaires) à réagir. Nous avons décidé de créer un groupe de travail dont le sujet était les « Risques Industriels ». Nous souhaitions nous réunir périodiquement et faire connaître au sein du Parti nos réflexions. Très vite nous nous sommes aperçus qu’il fallait adjoindre les questions environnementales aux risques industriels qui généralisés en étaient la cause. Nous souhaitions un groupe de travail ouvert à tous ceux que ces questions ne laissaient pas indifférents. Nous voulions que nos réunions aient lieu alternativement à Rouen et au Havre. La première s’est tenue le 12 février 2002 à Rouen, la 32ème s’est tenue le 6 février 2006 au Havre. Le nombre de participants a toujours été compris entre 4 et 10. Une seule réunion n’a pu se tenir faute de participants. Nous n’avons pas réussi à convaincre les camarades de l’agglomération de Rouen à participer à nos réunions.
A chaque réunion un compte rendu a été envoyé à tous les secrétaires de section, ainsi qu’aux élus, conseillers régionaux, généraux et maires ainsi qu’à des personnalités diverses. Depuis deux ans les comptes rendus sont envoyés aux secrétaires des UL CGT, soit environ une centaine de courriers à chaque fois. Depuis novembre 2002, une revue de presse relative à nos sujets de préoccupation est faite sur Internet. 250 personnes la reçoivent quotidiennement. A Rouen, nous avons organisé un forum un an après la catastrophe AZF Toulouse. Nous avons exposé nos activités à deux sections (Rouen et Oissel). Une réunion publique a été organisée à Oissel sur le thème des variations climatiques. Nous avons rencontré le président du Groupe Communiste au Conseil Général. Malgré nos demandes de rencontrer des élus, nous n’avons pu rencontrer que ceux de St Etienne du Rouvray. Nous aurions voulu être consulté pour l’élaboration du plan régional santé ainsi que lors des rencontres avec les Verts. En général les réactions n’ont pas été selon nous à la hauteur des problèmes posés. Un stand a été tenu à la fête de l’Humanité à Rouen, des débats, des contacts s’y sont tenus. Des tracts faisant état de nos activités spécifiques ont été distribués lors des meetings des dernières campagnes électorales. Nous avons participé aux colloques de l’Unesco et de l’assemblée nationale ainsi qu’à toutes les réunions de la Commission Environnement du PCF. Le 9 février les Amis de l’Huma nous invitaient à débattre avec le directeur de l’observatoire régional de la santé ainsi qu’un professeur d’épidémiologie du CHU de Rouen.

Que pouvons nous déduire de nos réflexions et actions.
• La question de l’environnement est des risques industriels doit être une de nos préoccupations majeures, trop longtemps sous-estimée elle ne doit être en aucun cas déléguée à d’autres partis politiques. Le discours introductif à notre conférence fédérale n’y fait pas allusion.
• Les remises en cause de notre réflexion vont être profondes et durables.
• Les risques industriels sont omniprésents. Les 90 propositions du rapport d’enquête parlementaire n’ont pas été mises en application. Le pouvoir patronal, pouvoir totalitaire s’il en est, s’exerce en la matière sans contre pouvoir véritable.
• La situation dans le domaine environnemental est plus que préoccupante, comme le disait Chirac à Johannesburg « La terre brûle et nous la regardons ». Il ne mettait pas en adéquation ses actes et ses paroles.
• La situation sanitaire, liée à l’environnement, qui touche les hommes et les femmes est particulièrement préoccupante. On la retrouve dans tous les pays industrialisés. On considère que l’environnement, l’environnement au sens large, est de plus en plus à l’origine de la situation. Le taux de mortalité est en Seine Maritime l’un des plus élevés de France. En France il y a 30000 morts par an du fait de la pollution atmosphérique, plus de 500 en Seine maritime, en France on constate l’explosion des cancers, 280 000 nouveaux cas par an, 150000 morts, en Seine Maritime on a un taux de cancer des plus élevés de notre pays, les cancers professionnels y ont été multipliés par 6 en 9 ans, L’amiante, véritable scandale, frappe ici plus qu’ailleurs, la réaction nous sembles pas à la hauteur de ce scandale. L’asthme, 1 enfant sur 5 est touché, 40000 consultations pour l’asthme en 2001 dans l’agglomération rouennaise, doublement en 10 ans, augmentation très préoccupante de la stérilité, les effets des pesticides sont encore à recenser.
• Il n’y aura pas de solution au « trou de la Sécu » si l’on ne s’attaque pas aux sources des maladies.
• Nous pensons qu’il est impossible que les institutions présentes, toutes les institutions, puissent réagir efficacement à la situation présente. Il nous faut mettre en chantier une 6ème République qui intègre nos préoccupations
• Modestement, nous pensons qu’à la réflexion nous avons peut être inauguré une autre manière de faire de la politique. Il nous faut inverser les courants descendants. Il y a un énorme travail à faire, quel que soit le domaine. Il nous faut apprécier, estimer, hiérarchiser les situations locales, y chercher les pistes de solutions les faire partager et trouver ensemble les actions adaptées. Il faut que nos élus soient porteurs de ce travail là.
• Notre 33ème Congrès peut nous y aider.

Nous vous informons que l’on organise le 3 juin à l’Université du Havre un forum sur « Pollution atmosphérique et santé publique en Seine Maritime ». Nous vous invitons à nous aider dans sa préparation.

Posté par papakarlos à 08:59 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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